La course à pied en Haute-Savoie

Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève

L'Almette au Reposoir

Cette course fait partie du challenge Oxygène des courses de montagne.

Votre avis sur la course, résultats 2002, 2004

La course

Course de montagne sur sentier entre 980 et 1632 m d'altitude, 732 m+; 15.5km (voir la carte)

Le départ est donné à 9h sur la place du village au Reposoir pour les coureus, 8h45 pour les marcheurs.
3 ravitaillements sur le parcours + l'arrivée.

Contact :
Almette - club des sports
La reine des prés - Prariand
74950 Le Reposoir
Tel/fax : 04 50 89 79 40
E-mail : clubsports.reposoir@cyberdyne.fr

Ma course 2000

La journée s'annonçait très belle avec un ciel sans nuage d'où une forte chaleur. Le départ devait être donné à 9 heures mais à cause d'une coupure de courant, il a été retardé d'un quart d'heure. Les organisateurs ont du aller chercher un groupe électrogène. Vu ce contre-temps, j'ai continué mon échauffement en trottinant.

J'avais décidé de faire cette course pas à fond vu mon programme chargé à venir. Le mardi suivant, je pensais faire la course de Flaine (21km avec 1054m +/-) puis le dimanche d'après le Bélier à la Clusaz (27km avec 1000m +/-). Je pensais faire les deux premières courses pour le plaisir et de faire la course à fond sur le Bélier.

Un fois le départ enfin donné, on attaque tout de suite par une montée, celle du col de la Colombière pendant quelques centaines de mètres. Ensuite, on prend une petite route beaucoup plus pentue qui nous mène en bordure de forêt. On prend un chemin qui monte dans la forêt, il y a quelques rares replats qui permettent de récupérer un peu. Je suis parti assez vite, même un peu trop vu mon objectif sur cette course. Comme je suis dans un groupe, je reste avec eux. Un junior mène se groupe. Il finit tout le temps les courses de montagne devant moi mais ces derniers temps, l'écart entre nous deux se rétrécit. Peut-être que cette fois, j'arriverais à le battre. On monte sur un agréable chemin ombragé dans le foret jusqu'à une prairie où se tient le premier ravitaillement. Comme j'ai pris mon camel-back, je prends juste une éponge pour me mouiller la tête et les jambes. Ce ravitaillement a fait exploser le groupe. Comme j'ai marché pour récupérer du départ rapide, je me retrouve derrière. Le chemin continue encore à monter irrégulièrement. Quelques concurrents partis plus prudemment me doublent.

Une première portion de descente me permet enfin de récupérer. J'arrive à descendre assez vite sur un chemin pas trop technique ni pentu.

Suis une partie vallonnée avec des descentes techniques et des coups de culs. On traverse une prairie sur lequel se trouve un troupeau de chèvres. Plus loin, on croisera des vaches. Dans cette partie, je me fais encore doubler vu que j'adopte ma stratégie du départ.

Ensuite, on descend sur un large chemin. La pente est raide. Le chemin est caillouteux. Je commence à trouver cette descente longue. Je n'arrive plus à descendre à tombeaux ouverts. Je suis beaucoup plus prudent. J'apprécie le moment où l'on rejoint la route du col de la Colombière. Enfin, un bon revêtement. Enfin, c'est moi qui est choisi de faire des courses sur chemins plutôt que sur routes. Cette portion de route est très courte.

On retrouve un chemin tracé dans une prairie. Le soleil des derniers jours a fait sécher les chemins mais certains endroits restent boueux notamment à cause du passage d'animaux. Dans un de ces passages, je me tord la cheville. C'est la même cheville que je me suis tordu le 18 juin. Cette fois, j'ai plus mal. Les premiers pas sont difficiles. Je ne pense pas que je pourrais finir la course mais qu bout de quelques instants, j'arrive à recourir. A ce moment, il restait environ 5 kilomètres. Je descends encore plus prudemment en marchant dans certains passages. Je laisse passer de nombreux coureurs. J'arrive enfin à une portion de route qui descend. Ce revêtement me convient mieux. J'arrive à y courir dans douleur. Cette route remonte assez fort. Je suis bien vu les passages en marchant qui m'ont permis de récupérer complètement (rythme cardiaque à moins de 140). Je double la première féminine qui m'avait passer dans la descente. C'est une italienne que j'avais déjà vue et qui va me repasser et finir devant moi.

Après la montée, on reprend un chemin vallonné en forêt. Des ruisseaux barrent le chemin ce qui m'oblige à sauter par-dessus ce que ma cheville n'apprécie pas particulièrement.

Enfin la dernière descente avant la route plate de l'arrivée. Cette descente coupe une prairie. Le sol est vraiment instable. Je marche. Les concurrents qui m'ont doublé auparavant ne vont guère plus vite. On finit la descente sur une route.

Dans la dernière ligne droite plate, je suis doublé par un concurrent qui a l'air jeune. Je m'accroche et je le passe à la fin. J'avais tout plein de ressources. Renseignement pris, il était senior donc mon effort n'a servi à rien.

Je passe la ligne en 1:38:03 à la 46ème place sur un peu plus de 100. Je finis 3ème espoir. Le deuxième espoir me double dans la dernière descente. Je me rends compte que je connais le premier espoir. On a été dans la même promotion après le bac. Il finit 10ème au scratch sans beaucoup s'entraîner.

Je me ravitaille : essentiellement des quartiers d'orange et de melon. Pendant la course, j'ai bu tout le contenu de mon camelback soit plus d'un litre mais cette fois, je n'ai pas eu de problèmes à l'estomac ni de sortes de points de coté.

Je vais chercher le traditionnel tee-shirt et je vais prendre une douche dans le bâtiment prévu à cet effet. En enlevant ma chaussette gauche, je me rappelle que je me suis tordu la cheville. Une fois la douche prise, j'ai pris la sandwich offert à chaque concurrent et j'ai attendu la remise des prix. Comme la catégorie espoir était récompensée, il valait le coup d'attendre. J'ai discuté avec le coureur qui fait deux. Il était en tête au somment de la première bosse mais il s'est pris quatre minutes dans la descente. Il m'a décrit le parcours du bélier à la Clusaz. La dernière descente est très technique.

Mon programme après cette blessure est un peu changé. Suivant mes sensations lundi, je fais une course le mardi 15 août mais pas à Flaine. J'ai rencontré les organisateurs d'une autre course de montagne à Allinges où il n'y a pas une seule descente. Si je me sens suffisamment remis, j'y participe sinon je me repose.

Conclusion : c'est une très belle course avec un très beau parcours en sous-bois et prairie. Par contre, allergiques aux descentes s'abstenir.

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