Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève
Cette course fait partie du challenge Oxygène des courses de montagne.
Photos de la course, résultats 2001, 2002, votre avis sur la course
Course sur sentiers et chemins de 21 km entre 1610 et 2200m d'altitude, 1054 mètre de dénivelé +/-

Le départ est donné à 9h30.
Contact :
Club des sports
74300 Flaine
Tel : 04 50 90 80 74
Fax : 04 50 90 86 26
E-mail : sports@flaine.com
Après un mois de juillet de méforme, j'ai coupé puis retravaillé mon endurance début août en course à pied et à vélo. Ce tour du grand massif à Flaine va me permettre de savoir si je suis sur la bonne voie pour retrouver ma forme d'avril/mai.
Mercredi 15 août, lever 6h , petit-déjeuner classique. Le départ est à 9h30 alors j'aurai bien le temps de digérer. Une belle et chaude journée est annoncée. Je pars assez tôt car je ne sais pas combien de temps il faut pour passer de la vallée à Flaine (1610m). Il faut se garer sur les parkings à l'entrée d'un hameau de Flaine car les voitures sont interdites dans le centre, bonne idée. J'arrive en avance et vais chercher mon dossard. Je salut un coureur qui a couru dimanche (2ème).
Je me change. Même vêtements que les autres courses par beau temps par contre cette fois, je rajoute une casquette car le soleil tape et je veux éviter le coup de chaleur. La course fait 21 km avec 1054m +/- alors je prends mon camel-back. 2 h me semble un temps réalisable. Echauffement, étirements, quelques accélérations avant le départ et je me place au dernier moment sur la ligne. Le départ et l'arrivée ont lieu au pied d'immeubles sur une pelouse bien verte et bien tondue, l'idéal pour les articulations.
9h30, c'est parti. Les premiers mètres en descente sur la pelouse sont agréables. Je pars tranquille et ne cherche pas à accrocher le groupe de tête. Nous sommes environ 80 participants sur la course. Il y a aussi une marche, un raid (en fait de la marche par équipes de deux) et une course VTT. Du bitume et le début de la première montée qui va nous mener par paliers au col de la Pierre Carrée (1841m). Un court replat et une descente permettent de récupérer. Je passe au km 1 en 5 minutes pile et au km 2 en 10:05. On quitte le bitume pour un large chemin. La pente permet de courir. Je ferme la marche d'un groupe de trois coureurs qui vont me distancer par la suite. Quelques faux-plat descendants et épingles émaillent le parcours. Je suis pas mal (cardio à 170). Je bois régulièrement de l'isostar. Passage au col. Nous prenons un chemin assez large qui descend vers le lac Vernant. Je suis rattrapé et déposé car je fais une descente prudente.
Un coup de cul pour arriver au lac. Je marche et redouble deux coureurs.

Chouette, j'arrive à nouveau à marcher vite. Nous faisons le tour du petit lac parfois sur un sentier très étroit. A la fin du tour de manège se trouve le premier ravitaillement. Je bois de l'eau et verse de l'eau dans ma casquette en marchant. Je repars sur une portion de descente parfois technique due aux racines et aux pierres. Je laisse passer deux coureurs que je reprends quand cela remonte. Je continue à courir alors que ces deux coureurs marchent. En face de nous, une partie du massif des Aravis avec une pointe qui semble penchée. J'arrive au second ravitaillement. Idem. Suit une longue portion bien plate à travers la prairie puis en forêt sur un sentier agréable.
Je débouche sur un large chemin carrossable qui remonte et passe un hameau. Premières vues sur la vallée de l'Arve beaucoup plus bas. Le chemin suit une remontée mécanique et monte par accoup. Un van me double deux fois et m'envoie plein de poussières, merci ! Je vois un coureur au-dessus de moi. Un chemin bien raide mène à l'endroit où il est mais non, il faut faire un détour pour atteindre ce point. Mais bon, cela nous permet de faire un peu de descente et de plat. Depuis quelques temps, j'ai un coureur en point de mire. Je reviens sur lui dans la pente après un virage à 180°. Cette fois, nous voyons la vallée du Giffre en contrebas et une partie du Chablais. Passage au sommet d'un télésiège où était le coureur aperçu plutôt. Un peu de plat et la seconde montée du jour commence vraiment au km 13. Je marche d'un rythme correct et revient lentement sur mon prédécesseur. Le chemin est carrossable. Je vois au loin les coureurs pliés en deux dans la pente. Je m'aide parfois des mains pour appuyer sur les cuisses. Passage devant le panneau km 16, chouette, c'est bientôt fini. Mais c'est bizarre car je vois mal comment on pourra faire une descente et une dernière montée avant la descente finale en si peu de km. Passage et ravitaillement à la tête des Saix (2112m). La vue sur les montagnes est splendide. Je reconnais le mont-blanc. Passage devant le panneau km 15, effectivement, il y avait une erreur auparavant.
Je repars et fait la descente, entouré de chèvres qui courent avec nous. Elles prennent le meilleur passage sur ce large chemin caillouteux. Pas facile de descendre quand vous avez deux chèvres devant vous qui commencent à se battre et bloquent le passage. En tout cas, une chèvre peut descendre bien plus vite que moi si elle veut.
Au col Vernant (1965m), nous remontons. Je rattrape un autre groupe de chèvres que je lâche, finie la compagnie animale. Le début est dur alors je marche. Je reviens à nouveau sur le coureur. Quelques replats permettent de relancer un peu. Je pense voir le bout de cette montée mais après un large virage, je me rends compte que ce n'est pas fini. Un dernier effort et j'atteins le sommet de la dernière difficulté : les Grands Vans (2204m) point culminant de la course.
Je bois presque complètement mon gobelet d'eau en prévention de crampes dans la descente. J'attaque celle-ci tranquillement. Elle se déroule sur un large chemin caillouteux avec parfois deux fortes pentes. Les petits pas sont obligatoires si l'on veut avoir des cuisses à l'arrivée. Je me fais rattraper par un petit groupe qui comprend la première féminine. Je suis quelques temps puis l'écart augmente. La descente ne comporte aucun replat qui me permettrait de recoller. Nous retrouvons le parcours du début mais en sens inverse. Une bosse sur bitume qui me paraît plus longue qu'à l'aller. Une personne m'annonce que je suis 18ème. Je reviens presque sur la féminine. Mais je relâche mon effort dans le plat qui suit et je finis tranquille. Cette fois, nous ne prenons pas la route mais nous coupons à travers l'herbe.
Les derniers mètres de bitumes et je retrouve l'herbe qui mène à l'arrivée. Ne voyant pas de ligne au sol ni de chronométreur, je continue mon effort jusqu'aux dames qui enlèvent les dossards. Je bois trois verres d'eau bien que je n'ai pas fini mon isostar. Je récupère mon casse-croûte. Je vais à ma voiture en marchant et même en courant mais je suis stoppé par un coureur qui m'a doublé sur la fin, et avec qui je discute. Je me change et vais prendre une douche à la piscine. Une douche est froide alors j'alterne le chaud et le froid. Cela fait du bien.
Je retourne sur l'aire l'arrivée, mange un peu et prends quelques photos. Je m'installe à une terrasse avec le coureur que j'ai salué le matin. Il a gagné la course malgré ses faiblesses en descente. Vu qu'il faut attendre les derniers marcheurs, on a le temps de discuter. Je jette un coup d'œil sur les résultats, je finis 13ème senior, 18ème au scratch (sur 84) en 2h01'56.
Enfin, la remise des prix a lieu. Les espoirs ne sont pas récompensés. Je n'ai pas de chance au tirage au sort qui proposait comme gros lot, un séjour d'une semaine à Flaine en hiver. Je parlemente en vain pour récupérer les résultats sur disquettes et je rejoins ma voiture. Je mange le sandwich au jambon que j'ai trouvé très bon et je reprends la route pour revenir à des altitudes moins élevées. Un peu de vélo. Les jambes vont bien mais d'habitude, c'est seulement le lendemain que les courbatures aux cuisses apparaissent.
Conclusion : très belle course, avec très peu de route, un peu trop de chemin carrossable à mon goût. La course n'est pas trop dure par ses montées de longueur et pente raisonnables.
Quelques signes encourageant m'indiquent que je suis sur la bonne voie pour retrouver des bonnes sensations. Il me reste 2 semaines et demi d'entraînement avant ma prochaine course : le trail Belledonne 2000, au-dessus de Grenoble.
www.courir74.com créé par Serge Loubet, loubet@courir74.com pour me contacter - Flaine