La course à pied en Haute-Savoie

Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève

Semi et Marathon du lac d'Annecy

Les résultats du marathon 2001, 2000, marathon 2004 et semi 2004, photos 2001, 2002 et 2004

La course

Une brochure contenant un bulletin d'inscription est disponible à l'espace sport-info de Bonlieu à Annecy.

Il y a deux courses aux programmes : un semi-marathon (14h00) et un marathon (9h00).

Les deux courses se déroulent sur la rive sud du lac d'Annecy. Suivant la distance, les coureurs font demi tour à Saint-Jorioz pour le semi et à Doussard pour le marathon. Les parcours sont principalement plats sur une piste cyclable qui pour une fois est fermée aux vélos. Il y a très peu de virages et donc de relances à part sur les premiers et derniers kilomètres dans les rues d'Annecy.

Le départ se fait sur le paquier qui se trouve au bord du lac au centre d'Annecy. Pendant le marathon qui se déroule le matin, des courses pour les enfants sont organisées.

Contact :
Marathon du lac d'Annecy
BP 538
74014 Annecy cedex
Jo Vivet : 04 50 46 92 87
Fax : 04 50 46 93 01
Site web : www.chez.com/marathonannecy

Remarque d'un participant à propos de l'édition 2000 :
"Pas sympa ! Sans que cela soit annoncé à l'inscription ou au départ, la course est arrétée au bout de 4heures 30 pour cause de départ du semi à 14 heures. Il fallait voir les arrivants en 4 heures 45, qui n'avait plus de ravitaillement depuis le trentième et qui ne savait pas où aller car la signalisation avait été enlevée. Dommage car le parcours est magnifique!"
Didier
A noter que sur une brochure présentant la course, il était marqué : "Tout concurrent du marathon passant le km 21 (Doussard) après 11h15 sera arrêté et pris en charge par la voiture balai."

Ma course 2001

Samedi après-midi, il fait froid, quelques flocons de neige tombent en plaine ne présageant rien de bon pour le lendemain. Je récupère mon dossard et le tee-shirt à Bonlieu. Je fais l’impasse sur l’affiche. Innovation, cette année, ils ont installés des stands présentant des courses : marathon de Monaco, trail des bauges, ancilevienne, 10 kms d’Annecy-le-vieux et des produits de course à pied : compex, polar, stand de chaussures. Je me renseigne sur le parcours du trail des Bauges partant à Faverges. Un peu de route, seulement en montée, sinon des sentiers de montagne dans une végétation en fleurs. Cela donne envie d’y être.

Le lendemain, levé vers 10h, petit-déjeuner habituel, puis je pars à Annecy. Je me gare, à l’extérieur, sur le parking payant à proximité du départ. Je veux voir l’arrivée du marathon. Cette année, le parcours vers l’arrivée a été modifié. De nombreux virages très serrés sont supprimés ceux qui évitent de nombreuses relances très traumatisantes sur la fin d’un marathon. Je prends en photo les 4 premiers hommes et la première femme. Le niveau homme est beaucoup moins élevé (vainqueur en 2h28, 2ème en 2h37) que l’an dernier au contraire du niveau féminin (3 féminines sous les 3h contre 0 l’an dernier). Placé exactement au 42ème kilomètre, j’indique au passage de chaque coureur sa place actuelle. C’est une chose que j’apprécie quand je cours. Après le 300ème coureur, je ne sais plus compté et j’arrête.

Le temps est beau mais frais. Le soleil va réchauffer l’atmosphère permettant à tous les coureurs du semi de s’habillaient en court. Je vais à Bonlieu pour aller aux toilettes. Mais devant la queue, je me contente de l’urinoir. Il y a d’autres toilettes avec moins de queue de l’autre coté du Paquier mais sans papier toilette.

Je me mets à l’endroit prévu à 12h50 et j’attends les zanimos. Le premier est T-Rex. On commence à bavarder et on voie arriver le nouveau venu : le loir ou le sanglier (il faudra se décider) qui a l’air très frais malgré avoir fini son marathon 15 minutes auparavant. On discute des conditions météo et du vent qui souffle sur la fin de la piste cyclable au retour. Pas de trace du ouistiti qui a peut-être été bloqué par la neige. On se sépare pour aller se préparer.

Je me change, mais mes chaussures légères sans mes semelles que j’ai oubliées. Au vuache, j’avais oublier de mettre les semelles dans mes chaussures et je n’avais pas eu de problème. Je pars m’échauffer autour du Paquier et je repère le 2ème kilomètre. Revenu à ma voiture, je m’étire et me mets en tenue de combat. Quelques accélérations et je rejoint le gros peloton (environ 2000 coureurs) dix minutes avant le départ. Je passe par le coté et passe de l’autre coté des barrières à la moitié du peloton. Pendant l’attente, je double un peu pour être un peu plus proche des gens de mon niveau mais j’en serai encore très loin. Je m’étire sans un espace exiguë.

Le départ est donné. Je ne passe pas tout de suite la ligne. Sur les premiers hectomètres, je me fraie un passage avec les bras puis je monte sur le trottoir de gauche qui est dégagé. J’accélère et je double. Après la ligne droite du départ, on tourne à droite pour passer à coté de l’impérial. Quelques virages et rétrécissements m’empêchent de doubler. Je passe le premier kilomètre en 4’05 (164 puls). Le gros du peloton est doublé. Je commence à trouver mon rythme de croisière. Passage au 2ème km en 7’50. Je suis un coureur qui est arrivé en même temps que moi lors de ma dernière course. Une fois le pont des Amours laissé sur la gauche, le chemin est plus large. Je double encore quelques coureurs. Le troisième kilomètres est indiqué ce qui est une bonne chose car d’après la brochure, seuls les kilomètres 1, 5, 10, 15, 20 sont indiqués. En fait tous les kilomètres sont indiqués et visible et une personne munie d’un chronomètre indique les temps aux kilomètres précités.

Je suis facile (- de 170 pour une vitesse de 3’40 environ) alors je continue à doubler. Je passe au 5ème kilomètre avec de l’avance sur mon temps de passage prévu pour un chrono de 1h20. Peu après, le premier ravitaillement. Tous les coureurs devant prennent les gobelets d’eau que les bénévoles tendent et quand j’arrive, il n’y en a que sur la table mais je m’en rend compte trop tard donc pas d’eau pour moi. Ce n’est peu être pas plus mal car j’ai eu une petite remontée auparavant que l’eau n’aurai peut-être pas arrangée. Plus loin, un léger mal au ventre m’a préoccupé mais il ne m’a pas gêné et il est parti tout seule.

Sur la piste cyclable, je rattrape des petits groupes que je lâche. Je suis toujours facile et plus vite que mon tableau de marche prévu. Le vent doit souffler de dos ce qui aide. Peu avant le 10ème kilomètres, le peloton étant moins dense, je peux marcher pour boire une gorgée d’eau, trotter un peu et remarcher pour boire une autre gorgée. Quelques concurrents doublés auparavant me repassent mais pas pour longtemps. Passage au 10ème kilomètres en 37’25, soit 35 secondes d’avance. Je croise les premiers coureurs. Un kenyan et un russe mènent. Le kenyan gagnera en échouant de 5 secondes pour le record de l’épreuve. 3 minutes d’avance au 11ème kilomètre passé en environ 41 minutes. J’ai déjà l’avance sur les 1h24 que je devrais avoir au 15ème.

A Saint-Jorioz, juste avant la première traversé de route, on tourne à gauche pour faire une boucle sur de petites routes avec quelques virages. Plus de coureurs juste devant moi mais il y a des coureurs en point de mire. Je les rattrape petit à petit. Je suis encore bien (cardio entre 170 et 175). Retour sur la piste cyclable avec du vent de face. Je m’abrite quelques temps derrière des concurrents puis je prends un relais et m’éloigne. Je croise le T-rex qui m’encourage bruyamment. A nouveau le ravitaillement. Peu après, un coureur me demande mon objectif de temps. Je peux lui faire une réponse assez longue signe de mon non-essoufflement. Je peux toujours continuer à un bon rythme malgré le vent.

Passage au 15ème kilomètre en 56 minutes. J’ai mes 4 minutes d’avance sur 1h24. Il suffit que je finisse en 4’ au kilo pour faire 1h20. Une nouveau ravitaillement ou de l’eau est proposée alors qu’à l’aller, seuls des éponges étaient proposées. Je n’aurai pas utilisé les éponges vu la température. Face au vent, cela devient plus dur. Je tourne en environ 3’50. Les jambes n’ont plus le même tonus mais ne sont pas trop fatiguées. J’atteins la fin de la piste cyclable en remontant coureurs par coureurs avec un vent gênant.

La petite descente où je me décontracte. Dans le virage avant l’entrée sur Annecy, rien ne nous protège du vent. J’ai en point de mire un groupe mené par un coureur connu suivi d’une féminine. Les voitures, sur la nationale, passent très près de nous, alors dès que je peux, je monte sur le trottoir. Avant la piscine, un virage à droite pour retrouver le lac avec une passage en terre battue. Déjà, sur la piste cyclable, j’avais couru sur les cotés pour ne pas toujours courir sur le bitume et épargner mes jambes. Je rejoint un concurrent avant le passage du Thiou vers le 20ème kilomètre atteint en 1h15’40. Après les deux relances du pont, je passe le concurrent sur une partie désagréable sur des pavés. Il me repasse et me prends quelques mètres avant le pont des Amours. J’effectue le demi-tour en bas du pont au ralenti mais la montée ne me pose pas de problèmes. Grâce à la courte mais raide descente, je le rattrape et passe devant dans l’avant dernière ligne droite sur la Paquier. Un cri d’animal m’encourage. On passe le dernier virage au coude à coude. J’accélère mais il accélère plus que moi et finira juste devant moi sur la ligne. J’arrête mon chrono sur 1h18’59. Je finis deux places derrière la féminine qui m’avait déjà battu l’an dernier en finissant les 10 kms d’Annemasse en 36’.

Je ne suis pas cuit et je récupère bien. Je rouspète car cela n’avance pas assez vite dans la file. Je récupère une boisson et un sac de ravitaillement. Je bois quelques verres de véritables jus de fruits et deux quartier d’orange. Puis je trotte jusqu’à ma voiture. Là mes jambes me rappellent que je viens de courir un semi. Quelques étirements, un nettoyage sommaire du visage et je me change.

Armé de mon appareil photo, je retourne sur le paquier, croise un V2 content de son 1h33 et prends les dernier groupes de concurrents en photos jusqu’à épuisement de ma carte mémoire.

Je traîne un peu dans la zone d’arrivée où je croise le T-rex, qui a battu son recors en 1h35 et le Lieutenant qui a fini le marathon en 3h18.

Je m’étire en attendant la remise des prix et la publication des résultats. La catégorie espoir n’est pas récompensé mais deux espoirs le sont car ils sont dans les 10 premiers, bravo à eux. Je finis 3ème espoir et 51ème d’un classement provisoire.

Je demande les résultats sur disquette aux organisateurs et j’obtient ceux du marathon. Une panne de courant m’empêchera d’avoir les résultats finaux de ceux du semi. Fin d’une longue après-midi.

Conclusion : la course s’est déroulée comme dans un rêve : dépasser largement son objectif sans souffrir. Mais, étant satisfait de mes temps de passage, je n’ai pas tout donné sur la fin donc j’aurai pu faire un peu mieux.
Deux ans de suite qu’Annecy me réussit au contraire de Divonne. Maintenant, je sais où programmer ma course objectif.
Maintenant, fin des courses plates et place aux courses et entraînements en côte avant les premiers trails de la saison :-)

Ma course 2000

J’attendais ce 16 avril 2000 depuis plusieurs mois. Apres ma première course, un semi, j’ai eu envie de passer a la distance mythique : les 42.195 km. Depuis janvier 2000, j’ai fait une préparation pour cette course. J’ai fait des cycles de 4 semaines avec 3 semaines de travail et 1 semaine de récupération. J’ai fait des sorties longues sur sentier de 1h30 à 2h et une sortie sur une partie du parcours du marathon de 2h45. J’avais 3 objectifs au départ, un de bronze, un d’argent et un d’or. Celui de bronze était de finir mon premier marathon. Celui d’argent était de faire moins 3h15, temps que je pensais à ma portée. L’objectif d’or était de passer la barre des 3 heures, soit 14 km/h ou 4’15 au km, vitesse que j’atteignais en restant en endurance (153 pulsations). Pour les 3 heures, j’envisageais de faire une course en négative-slpit, soit 1h31 au premier semi et 1h29 au second. Cela était envisageable avec un course parfaite.

Je suis arrivé sur ce marathon dans d’excellentes conditions, pas de maladies ni de blessures dans la dernière semaine. J’ai fait le plein de glycogène dans les derniers jours en mangeant des sucres lents à tous les repas. Le temps le jour du marathon était très bonne. Il faisait frais mais pas froid. Une petite bruine nous a accompagnés au départ et le soleil a fait son apparition sur la fin.

Environ 600 coureurs étaient rassemblés à 9h au départ. J’ai pris un départ très tranquille (4’38 au km 1) puis j’ai pris une vitesse de croisière pas trop rapide. Je suis passé au km5, 10 (43’38), 15, 20 avec a peu près 1 minute de retard sur les 3h finales. En fait, c’était ce que j’espérais faire. J’étais bien dans les temps. Sur cette première moitié de course, mes pulsations allaient de 147 à 160. Les sensations étaient bonnes. Il y avait suffisamment de monde pour que j’ai toujours du monde à coté de moi. J’ai sauté le premier ravitaillement. J’étais parti avec un porte-bidon et un bidon de 50 cl rempli au 2/3 de jus de fruit et à 1/3 d’eau. Par contre, aux ravitaillements suivants, j’ai marché quelques secondes en buvant une gorgée d’eau. Après le 10, 20 et 30ème km, j’ai pris un tube de produit énergétique.

Après le passage au semi en 1h30’55, j’ai lâché les coureurs qui allaient au même rythme que moi. Je n’ai pas arrêté de doubler des coureurs sur le retour que j’ai effectué seul. J’avais gardé le même rythme alors qu’ils devaient avoir ralentit. Au km 30, j’avais encore 1 minute de retard sur les 3h d’après mes calculs et un temps annoncé par un chronométreur. Mais bon, au trentième kilomètres, mes calculs étaient peut-être faux. J’arrivais vers la zone critique du fameux mur mais je ne l’ai jamais senti, heureusement pour moi. J’ai réussi a accélérer sur les 10 derniers kilomètres malgré des jambes de plus en plus lourdes et aux bord des crampes. J’étais motivé par tous les coureurs que je doublais et par le possibilité de passer sous les 3 heures. Les derniers kilomètres sur le paquier à Annecy ont été difficiles notamment à cause des 3 relances suites aux virages à 180°. J’ai parcouru cette seconde moitié de course entre 160 et 165 pulsations. J’ai bien savouré la dernière ligne droite. J’ai été rejoint sur la ligne par un coureur que j’avais dépassé dans les derniers hectomètres. J’ai arrêté le chronomètre de ma montre : super moins de 3 heures. Au 41ème kilomètre, il me restait 6 minutes pour finir en dessous des 3 heures. Une fois la ligne franchie, j’ai eu beaucoup de mal à marcher mais j’étais heureux de ma course. J’ai bu et j’ai mangé un yaourt fourni par l’organisation. Je suis allé me changer à ma voiture. La descente d’escaliers a été rude. Ensuite, j’ai croisée ma soeur et je suis allé prendre une douche chez elle. Je suis allé a la remise des prix où j’ai vu mon temps exact : 2h57’56 soit une moyenne de 4’13 au km. J’ai terminé 63ème et premier espoir.

Conclusion : j’ai réussi mon objectif d’or et j’ai réalisé une course parfaite : 1h31 au premier semi et 1h27 au second. A noter que ce temps était mon record officieux sur la distance. Mon record à l’époque était de 1h27’23.

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