Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève
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Deux objectifs pour cette course du Duc : refaire une sortie longue et améliorer mon record du nombre de coureurs doublés pendant une course. En 2000, j’étais parti dans les derniers de ma catégorie Hommes I et j’avais doublé 671 coureurs sur 782 classés.
Levé 11h, petit-déjeuner, je prépare mon camel-back et pars pour Reignier à midi. Le temps est couvert mais il ne fait pas trop froid. J’ai choisi un parcours qui me permet d’éviter les grands axes et qui emprunte les 5 premiers kilomètres de la course. Passage devant les tables de ravitaillement, impressionnant. A 2 kilomètres du départ, je vois les premiers coureurs qui s’échauffent. Je vais juste qu’à la ligne de départ, 12,05 km d’après mon nouveau podomètre pour 56’40. Je suis l’un des derniers à récupérer mon dossard, mais comme je suis déjà en tenue et échauffer, je ne suis pas à la bourre. J’assiste au passage des féminines parties 10 minutes avant les hommes. Deux filles de mon club sont en première ligne, de bonne augure. Elles finiront 1ère et 3ème au scratch.
Je vais me placer tout au bout du peloton et surveille un vétéran qui s’étire et qui n’a pas l’air de vouloir se mettre dans le rang, c’est que je tiens à partir dernier. Un coup de fusil retentit et c’est parti, enfin pour les premiers. Le speaker exulte et encourage les coureurs. Au bout de quelques minutes, l’arrière garde du peloton se mets en branle. Je marche jusqu’à la ligne et lance mon cardio et podomètre. J’ai 20 mètres de retard sur l’avant-dernier, premier objectif atteint.
Je parcours la grande rue de Reignier tranquille, sans chercher à recoller. Un virage à droite et je commence ma remontée fantastique. Je prends les cotés, m’excuse de légèrement bousculer certains concurrents. Fin de la première montée et vue sur le parcours, des coureurs à n’en plus finir. Je continue à zigzaguer, accélérer, me faufiler entre 2 coureurs, suivre quand le passage est bloqué, en tout cas, je ne m’ennuie pas et ne voit pas les kilomètres passer.
La descente avant le ravitaillement, les rangs sont un peu moins denses, je passe bien au milieu du ravito et essayant d’éviter les gobelets qui jonchent le sol. Retour sur la nationale, passage d’un pont et remontée. Une moto nous passe, je prends son sillage, quand elle trouve un passage, j’en profite aussi. Plus loin, la route se rétrécit alors je la double. Descente de Monnetier, je double les dernières féminines (parties 10 minutes avant).
Passage devant le château d’Etrembières, je double encore et toujours des femmes et des hommes. En bas d’une descente, nous tournons à gauche pour prendre un chemin qui m’est inconnu. Le sol est très souple et l’on s’enfonce un peu. Dépasser les féminines devient plus ardu. Un court passage très pentu où je marche.
Passage dans la forêt sur un chemin qui a été bien élargi depuis mon dernier passage il y a quelque année. A l’époque, je devais replier les coudes pour passer, maintenant, on peut passer à 3 de front. Je ne double plus trop pour éviter les bousculades. Quelques passages bien boueux que je passe franco.
Fin de ces 2 kilomètres de chemin. Chacun tape des pieds pour faire partir la boue. Je me remets à doubler. Passage de la frontière et beaucoup de public pour la traversée du centre de Veyrier. Second ravitaillement. Ayant bu régulièrement mon maxim neutre, je me m’arrête pas. Le parcours est suffisamment varié pour qu’il ne soit pas nécessaire de se dégourdir les jambes. Beaucoup de public qui encouragent. La route est coupée en deux mais heureusement, très peu de voitures arrivent en sens inverse. Je suis la plupart du temps de l’autre coté des plots pour doubler. L’écart de vitesse est maintenant moins frappant avec les hommes que je double. Descente vers le pont de Sierne et la montée que j’emprunte régulièrement à l’entraînement. Je ne peux pas m’empêcher d’accélérer, un peu trop même car je coupe mon effort avant le sommet. Idem dans le faux-plat montant suivant.
Entrée dans Genève avec un profil plutôt descendant. Je repère un coureur qui va a ma vitesse. Je revient quand même sur lui mais il accélère quand il m’entend. Je m’accroche, un peu de seuil à plus de 16km/h après 28 km, pourquoi pas. Passage d’un ravitaillement, je passe devant et continue à ce bon rythme. Entrée sur le circuit de l’escalade dans la vieille ville. Je n’aime pas trop les pavés et me sentant un peu juste pour tenir ce rythme jusqu’à la fin, je ralentis un peu. Le coureur me repasse aussitôt et ne cessera de creuser l’écart. Dernière ligne droite où je n’accélère même pas. Fin d’une course qui est passée très vite. 1h17’17 à mon chrono, 1h19’59 d’après les résultats des organisateurs donc j’ai du passé la ligne après 2’42. 30.41 km à mon podomètre donc il devait y avoir un peu moins que les 18.5 km annoncés.
Je marche, discute avec les gars du club qui félicitent les filles victorieuses. J’enlève la puce de ma chaussures et la remets en échange d’un lot que je n’ai même pas regardé. Je récupère une bouteille d’eau et vais discuter avec les coureurs du club. Ayant froid et ne me sentant pas très bien à cause de cela, je vais suivre la course des élites dans la grande tente. Un tour des stands et je ressors. Je décide rapidement de rentrer à la maison. 28’54 plus tard, je suis chez moi. Une douche et une boisson de récupération pour ne pas avoir de courbatures le lendemain.
Conclusion : 36.28 km dans la journée, 3026 coureurs et coureuses doublés dans une course où je ne me suis pas ennuyé un seul instant, occupé que j’étais à me frayer un passage. Après un mois tranquille, je suis assez bien et je finis cette sortie longue dans un état correct.
Ce samedi, j'avais décidé d'aller et revenir de la course en courant. Je ne voulais pas faire la course à fond mais en touriste. Le temps était habituel sur Genève en cette période de l'année : brouillard et couche nuageuse toute la journée.
Levé à 11 heures, j'ai pris un solide petit déjeuner. Je suis parti de chez moi vers 14h. Ma course partait à 17h mais je voulais voir les courses élites femmes et hommes qui se déroulaient en début d'après-midi. Le trajet m'a pris 30 minutes. J'ai regardé les féminines lors de leur second tour en cherchant les coureuses haut-savoyardes qui font les mêmes courses que moi.
Puis je suis allé chercher mon dossard. L'organisation, suisse, était parfaite. J'ai accroché mon dossard et mis en place difficilement la puce électronique sur ma chaussure. J'ai fait un tour dans les différents stands. Ensuite, je me suis baladé sur l'aire d'arrivée, profitant des toilettes extérieures, des passerelles pour traverser le parcours de la course, de l' écran géant pour suivre les courses. J'ai suivi la course phare, les élites hommes, remportée par un Ethiopien.
Par la suite, je suis allé dans la vielle ville pour suivre les courses hommes III (40 à 50 ans) et hommes II (30 à 40 ans). J'ai aussi regardé l' aire de départ et compris la technique pour être bien placé sur la ligne. Il faut s'échauffer devant la ligne de départ. A un quart d'heure du départ, des footballeurs américains se donnent la main et marchent doucement vers la ligne. Il faut marcher juste devant eux et ainsi se retrouver sur la première ligne lors du départ. La course des hommes II a été remporté par le chamoniard Vincent Delebarre, vainqueur du trail des templiers cette année.
Vingt minutes avant le départ de ma course, je me suis à nouveau échauffé et étiré . J'ai décidé de partir tout à l'arrière du peloton pour voir combien de coureurs j'arriverais à doubler en faisant une course rapide mais pas à fond. Nous étions 800 jeunes : juniors et hommes jusqu'à 28 ans. Cela fait plaisir de voir qu'il y a des jeunes qui courent. Cette tranche d'âge est plutôt maigre sur les autres courses. Une fois le départ donné, j'ai marché quelques mètres en attendant que les concurrents devant moi s' élancent. J'ai quand même passé la ligne en courant en lançant le chrono de ma montre.
Le parcours était composé de trois boucles à peu près identiques, vallonnées, dans la vieille ville de Genève, avec des portions pavées, pour une distance totale de 7,250km.
Dans la ligne droite du départ, je n'ai presque pas pu doubler. Je n'ai pas l'habitude de courir avec autant de monde, c'est un bon entraînement pour les cross. Il faut se frayer un passage en jouant des coudes. Des pieds se touchent qui peuvent provoquer une chute. Après la première montée, le parcours est plat et la route s'élargit. J'en ai profité pour porter une grosse accélération et m'amuser à slalomer entre les concurrents. J'ai vite arrêté car cela fatigue. Dans la traversée de la vieille ville, j'ai essayé de continuer de doubler mais les rues sont étroites. A la sortie de la vieille ville, se trouve une descente avec un virage assez serré à l'entrée .. A chaque fois, je l'ai pris à fond, tout à l'extérieur, en continuant à toute allure dans la descente. Pour une fois, je me suis fait plaisir dans une descente que je n'ai pas subi. On retourne dans le parc d'arrivée pour passer finir le premier tour. Je passe en 10 :27, 387ème. J'ai du partir vers la 750ème place. C'est un peu plus facile de doubler car une première sélection s'est opérée. Je fais ce second tour plus vite en 10 :01 d'après le service de chronométrage. Comme ils disent que je suis 50ème, j'ai un gros doute sur la fiabilité de cette mesure. Le second tour m'ayant un peu fatigué, je fais le dernier tour un peu moins fort et je finis la course assez frais. Je finis en 28 :55 (3'59 au km) à la 111ème place sur 782 classés donc j'ai réussi à doubler 650 concurrents pendant la course. Avec ce temps, je pourrais participer à la course élites l'an prochain si je le désire. Le temps limite est de 30 minutes.
Je récupère le lot souvenir : deux tasses que je vais faire tomber en revenant et dont les poignées vont se casser. Je ne prends pas la boisson car j'ai pris mon camel-back pour tenir l'après-midi. Ensuite, je suis allé voir le départ de la dernière course qui n'en ai pas une. Elle s'appelle : « la marmite » et c'est un défilé de 3000 personnes déguisées qui marchent ou courent dans les rues de la ville. Il y a des personnes handicapées sur fauteuils, des chiens, des chars, des chenilles, enfin une grande fête colorée. Même le début de la pluie n'a rien changé.
Pour finir, je suis rentré chez moi en un peu plus d'une demi-heure. J'ai passé une très bonne après-midi parmi ces milliers de coureurs dans une course parfaitement organisée.
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