La course à pied en Haute-Savoie

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Le relais d'Evian

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Ma course 2001

Jeudi soir, le ouistiti m'appelle à point d'heure : "On va au relais d'Evian. Tu veux venir ?" Moi : "Ok, c'est parti". Cela me fera une séance un peu plus ludique que de tourner seul autour d'une piste. Le relais d'Evian est une course par équipes de 2. Chaque concurrent fait 5*1km et récupère pendant que l'autre court.

Samedi, levé 11h, petit-déjeuner. Je vais en ville en courant, soit deux petits footings de 14 et 13 minutes. Je mange, me repose et prépare mes affaires. Trajet dans le minibus du club, l'ambiance est studieuse. Quelques bouchons plus tard et on arrive à Evian. Le départ est au-dessus du casino, non loin du lac d'où souffle un vent froid. Je récupère les dossards dans la salle située un peu plus haut dans la ville. Je me change et m'arme de mon appareil photo pour assister à la première course de la soirée à 19h : les féminines et la course mixte. Je me dépêche de finir ma carte mémoire car j'ai les doigts gelés.

Je parts m'échauffer. Avec les footings matinaux, je ne mets pas de temps à me sentir chaud et à faire mes premières accélérations qui sont de bons augures. Je repère le parcours qui comporte une bonne bosse, bien raide, plus de 15% à mon avis. Deux accélérations successives me rappellent mes sensations de ces derniers jours, de ne pas avancer sur le plat. A quelques minutes du départ, je laisse mes épaisseurs et ne reste plus qu'en cuissard court, maillot thermique et maillot du club. A l'abri du vent, je n'ai pas froid malgré mes manches courtes. Je continue à courir jusqu'au dernier moment. C'est Olivier qui prends le premier relais, tant mieux pour moi car le départ à lieu un peu avant la zone de relais donc il aura plus de distance à parcourir, surtout que la ligne d'arrivée est située avant la zone de relais. Je les regarde partir, continue à marcher courir et les regarde passer au dessus de la zone de relais.

Je démarre mon chrono qui ne m'aura pas servi à grand chose mais j'en ai besoin pour que le cardio fonctionne. J'essaie de me faire une place dans la rangée de coureurs qui attendent leur partenaire. Vu les faibles écarts, je dois faire attention à me dégager avant l'arrivée du ouistiti. Il me tape sur le bras pour symboliser le passage de relais et c'est parti.

Je décide de ne pas partir trop à fond pour ne pas fléchir sur les derniers relais. La zone de relais est en montée sur une vingtaine de mètres. Un virage en épingles et l'on descend de l'autre coté. Cette première descente nous fait prendre un virage sur la droite à toute allure. Une ligne droite plate. Je sens le vent qui vient du lac. Je double quelques concurrents bien moins forts que leur partenaire. Un virage sur la gauche et une courte descente qui nous fait à nouveau prendre un virage à fond à toute vitesse. Je n'ai jamais aimé ce virage car j'avais toujours l'impression que mes jambes allaient lâcher sous mon poids accentué par la descente et les petits pas. Un peu de plat, un virage à droite et la montée commence. Je me sens plus à l'aise que sur le plat où je n'ai aucune vitesse en ce moment. Je ne monte pas trop fort pour pouvoir relancer au sommet. Une petite marche, un virage à droite et je relance dans une rue commerçante en faux-plat descendant. J'essaie d'emprunter la partie centrale au revêtement moins inégal. Mes cuisses n'apprécient pas le plat. Une courbe sur la droite, du bitume et une descente qui nous fait passer au-dessus de la zone de relais à toute vitesse. Courbe sur la gauche et 30 mètres de plat où il faut reprendre une foulée normale et non des petits pas. Virage à 90° sur la droite, faux plat descendant, courbe sur la droite. On contourne un bâtiment par la gauche ce qui augmente encore le nombre de virages. Encore une courte descente et l'on se retrouve au point le plus bas. Virage à droite, traversée d'un parking et le dernier virage à 90°. Encore du plat et un faux-plat pour entrer dans la zone de relais. Le ouistiti m'annonce sa position en levant le bras alors le passage de relais s'effectue bien. Fin de ce premier tour d'un peu moins qu'un kilomètre en fait.

Aucune idée sur mon temps par contre je sais déjà que le moteur est encore bridé en ce moment. Je récupère, me fait pointer. Je marche pour ne pas trop me refroidir. Avec un repos de plus de 3 minutes, la récupération est presque complète. Je me place rapidement dans la rangée d'attente, de peur de louper le passage de relais. Il vaut mieux éviter les conneries car je ne courre pas seul.

Passage de relais et c'est parti pour un deuxième tout de manège. 140 au cardio en bas du demi-tour. J'ai un triathlète de Seynod devant moi, j'arrive à le rattraper et à lui prendre une dizaine de mètres. Sur la fin, je suis doubler par un des meilleurs coureurs de montagne du département et de France. Il a fait la première course alors il finit son 7ème tour. Relais, cardio à 171, pointage, prise d'un peu d'eau au ravitaillement, récupération en marchant.

3ème tour, encore la bagarre avec le triahlète mais cette fois, je ne fais que le rattraper malgré les encouragements des membres du club, notamment au sommet de la bosse. Je suis encore doublé par le montagnard mais un peu plus tôt cette fois. Toujours incapable d'accélérer même dans les 50 derniers mètres.

4ème tour. Cette fois, je suis rattrapé au milieu de la bosse. Je suis surpris de pouvoir le suivre mais il en est quand même à son 9ème tour. Je me dis qu'il ne me lâchera pas sur la suite mais si, il le fait. Mon deuxième nœud s'est défait alors je fais gaffe jusqu'à la fin du tour. Cette fois, j'arrive à accélérer dans la dernière ligne droite. Un léger point de coté qui passe en marchant.

Dernier tour, le montagnard prends le relais juste devant moi. A nouveau, je me dis qu'il ne me distancera pas mais il me prend une dizaine de mètres. Je perds peu de distance dans la montée mais je suis toujours incapable de me mettre à fond. Au début du tour, j'ai doublé un concurrent qui est juste derrière moi dans les derniers virages, un coup à gauche, un coup à droite. Vu la vitesse, les virages et la largeur des rues, il ne peut pas doubler. J'arrive à garder l'avantage dans les derniers mètres et à finir devant lui, petite satisfaction. J'arrête mon chrono, donne une rapide impression et vais trottiner. J'ai un gros point au niveau de l'abdomen qui me gêne beaucoup. Je trottine un peu et cela passe.

Je prends une bouteille d'eau au ravitaillement et vais me changer. Un petit tour pour le décrassage et direction la salle de réception pour la remise des prix. Nous finissons 19ème équipe au scratch et 16ème équipe senior en 32:48 pour disons 9.5km. Victoire chez les féminines et 5ème place chez les hommes pour le club. L'ambiance est plus décontractée et la route plus dégagée sur le retour.

Conclusion : genre de course qui peut-être vraiment sympa à courir quand on avance. Avec un premier tour où je voulais ne pas aller trop vite, je pense n'avoir pas trop perdu de temps sur les derniers tours. En ce moment, je ne courre pas vite mais assez longtemps. Mais bon, cela m'aura fait une bonne séance.

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