La course à pied en Haute-Savoie

Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève

Mont-blanc marathon et le Cross du Mont-Blanc à Chamonix

Résultats de l'édition 2001, 2002, Photos de l'édition 2001, Votre avis sur la course, résultats 2004 du cross et du marathon

Le cross du Mont-Blanc fait partie du challenge Oxygène des courses de montagne.

La course

Changement de parcours en 2004 pour le marathon

Renseignement sur www.montblancmarathon.net

Ma course 2001

Dimanche, levé à 6h, petit-déjeuner classique fini 2h40 avant l'heure du départ. Je prépares mes affaires et je pars attendre le ouistiti qui doit m'emmener à Chamonix. On discute dans la voiture et on arrive peu avant 8h. On part à la recherche de l'endroit où a lieu la remise des dossards. On revient à la voiture et on se change. Je mets un débardeur, un short et mes chaussures de trail. Nous posons nos sacs pour qu'ils rejoignent l'arrivée juste avant le départ fictif. En attendant ce départ, je m'étire. Quand les coureurs s'élancent, je me place dans la première partie du peloton qui avance à un bon rythme derrière la voiture ouvreuse. On se dirige vers l'aire d'atterrissage des parachutes où se trouve la très large ligne de départ. Je me place tout à droite sur la deuxième ou troisième ligne. J'attends 5 à 10 minutes le vrai départ en regardant avec envie les cracks qui font des accélérations devant la ligne. A deux minutes du départ, tout le monde se regroupe sur la ligne et les pompiers allument une lance à incendie qui dissuade les coureurs de partir trop tôt.

C'est parti pour les 23 km avec 1300 mètres de dénivelé. Je pars tranquille et me fais doubler. Je fais attention au bout de la prairie pour le rétrécissement. Le début du parcours se fait sur de larges pistes plates ou en très léger faux-plat montant. Un coup d'oeil sur le cardio : 143, c'est bon signe. Passage au premier km en 3:50, au second en 7:43. Les places se font petit à petit sur cette large piste qui serpente au fond de la vallée de l'Arve.

Premières difficultés dans la forêt, je marche un peu pour éviter de me mettre en sur-régime. Régulièrement, des portions de plat ou descente permettent de récupérer. Une descente dans le village du Lavancher à la sortie duquel se trouve le premier ravitaillement. Ayant, mon camel-back avec 1.5l d'isostar, je bois un peu d'eau pour enlever le goût sucré de ma bouche. Mais surtout, je me mouille la tête et s'il reste de l'eau, les jambes et les bras. Il fait beau mais pas trop chaud. Quelques nuages recouvrent certains sommets. Un léger vent souffle.

Après les quelques pas de marche, j'attaque la prochaine montée toujours entrecoupée de zones plates ou descendantes. Une descente plus prononcée juste suivi d'un mur, le contraste est saisissant mais je m'en sort bien. J'ai de bonnes jambes et j'en garde sous le pied pour la suite.

Vers le 7ème kilomètre, on négocie une descente très agréable. Au milieu de la forêt, sur un revêtement très doux, le chemin pas très large serpente. A une bonne vitesse, il faut faire attention car la visibilité est très réduite et il ne faudrait pas qu'un promeneur arrive en sens inverse. Quelques montées, ponts et une descente pour attendre Argentière. Je bute dans un caillou et je ne suis pas loin de la chute. Heureusement que la course s'est décantée et qu'il n'y a personne devant moi car je suis parti en avant. Je continue ma descente comme si de rien n'était.

On retrouve la route pour la traversée du village et son ravitaillement. Je passe au 10ème kilomètre en 47 minutes et quelques secondes. Un spectateur qui compte les positions m'annonce 116. Une portion de montée régulière sur route où je double un peu. A Tréléchamps, on retrouve un chemin et je ferme la marche d'un groupe. Montées, petites descentes, le groupe explose. Un ravitaillement suivi d'une descente. J'allonge ma foulée car j'ai envie de ma délasser les jambes (surtout les adducteurs) après la montée sur route et ses petits pas.

On traverse une route et attaque un mur où je marche. Ensuite, une montée entrecoupée de replats sur un petit chemin de montagne : virages, pierres, racines … Passage au 15ème km en 1:15. Je double quelques concurrents et une russe qui gagne toutes les courses plates de la région (34' au 10 km). Pour l'énième fois, elle a du mal sur cette course. J'alterne la course et la marche dans cette bonne montée.

On quitte la forêt pour une zone dégagée où l'on monte sur un large chemin empierré et très pentu. Je peux voir de nombreux concurrents qui me précèdent. Je marche. A mi-bosse, un ravitaillement, quelques gorgées d'eau et arrosage, classique. Me sentant bien, je cours un peu malgré la pente car je ne trouve pas mon rythme de marche très efficace. La difficulté passe car elle n'est pas très longe. Suit une portion presque plate en balcon. On peut courir à un bon rythme. Plusieurs ravitaillements coup sur coup. Une descente avec des escaliers où il faut être prudent car c'est très raide. Une personne m'annonce que je suis en 85ème position. Je vais encore bien, pas de débuts de crampes aux mollets. Encore une partie plate avant les derniers kilomètres en montée.

Une montée usante en faux-plats où j'essaie de relancer en courant. A deux kilomètres de l'arrivée, une raide montée sur un large chemin où les appuis sont mauvais à cause de nombreuses pierres. Au sommet de ce passage on voit le chemin qui mène à l'arrivée. Un névé où je glisse beaucoup. Cela continue de monter mais comme c'est presque la fin, j'essaie de courir quand même sous les encouragements des spectateurs présents, ainsi que sur tout le parcours.

A quelques centaines de mètres de l'arrivée, je me fais doubler par deux coureurs qui passent un deuxième névé facilement. C'est pratiquement plat jusqu'à l'arrivée où je ne sprinte pas. Ne sachant pas où est pris le temps, je continue jusqu'à ce que l'on m'arrête pour enlever un morceau du dossard, opération qui prend moins de temps que de devoir enlever le dossard. J'arrête mon chrono avec un peu de retard sur 2:13:10 (10,3 km/h). Je veux boire mais je viens de finir mon camel-back, alors je prends une bouteille d'eau et quelques abricots secs au ravitaillement.

Je vais récupérer mon sac et je me change. Un petit vent et des nuages qui voilent le soleil font qu'il ne fait pas bien chaud à 2000 mètres d'altitude. La vue sur le massif du Mont-Blanc est magnifique. Je prends mon appareil photo et prends quelques concurrents jusste avant la ligne d'arrivée. J'ai l'honneur de voir mon chauffeur arrivé. Il me salue, signe qu'il est encore assez lucide pour me reconnaître. Je finis aussi bien, sans crampes, ni problème musculaire. Je le rejoins pour recueillir ses impressions. Je photographie le Mont-Blanc, l'aiguille du Midi et tout le massif du Mont-Blanc. Les aiguilles rouges sont sous les nuages alors je ne les prends pas.

Vu la température assez fraîche, on décide de redescendre rapidement. Un peu de marche en descente pour atteindre les œufs qui nous ramènent à Chamonix. La remise des prix se déroulant 3h30 plus tard, on décide avec Olivier de ne pas rester. De toutes façons, les premières places sont trustées par des coureurs étrangers attirés par les fortes primes. Irina Kazakova, recordwoman de l'épreuve, finit 2ème mais je ne l'aurai pas vue.

Retour sur Gaillard où le ouistiti me laisse devant chez moi. Ayant mangé le casse-croûte offert dans la voiture, je ne remange pas mais fait un peu de vélo tranquille, un peu de repos allongé en écoutant "Amnesiac" et j'allume mon PC pour taper ce CR.

Conclusion : J'ai fait un départ prudent qui m'a permis de ne pas coincer sur la fin et d'arriver en très bon état. Sur mes 2h13 de course, j'ai passé 1:01:54 entre 155 et 175 pulsations et le reste du temps en dessous de 156. Je voulais finir dans les 33 premiers seniors pour marquer des points au challenge de la montagne mais vu le niveau de la course, je suis bien content de finir dans les 100 premiers au scratch.
Je trouve le parcours très roulant. De nombreux replats ou petites descentes agrémentent le parcours et les pentes raides ne durent pas très longtemps. Le parcours emprunte très peu de route et des chemins très agréables et techniques, ce qui empêche d'admirer la vue en courant.
Aucun point négatif à dire sur l'organisation.

www.courir74.com créé par Serge Loubet, loubet@courir74.com pour me contacter - Flaine