Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève
Cette course fait partie du challenge Oxygène des courses de montagne.
Votre avis sur la course, photos 2004
Course sur route en montée de 12.5 km avec 840m de dénivelé+.
Le départ est à 9h à l'espace d'animation.
Contact :
Lionel Goy
970 route d'Ossat
74970 Marignier
04 50 34 04 83
Ou Syndicat d'initiative au 04 50 34 62 45

La fraicheur du matin me réjouit. Je laisse partir sur le plat, commence la montée dans un petit groupe, en 5ème position. J'en garde toujours un peu sous le pied. A la mi course, je suis 4ème. Mon ventre m'enbete un peu dans les derniers kilomètres et 2 coureurs me repassent. 56'43 au final soit 10 secondes de moins qu'il y a deux ans.
"Départ à 9h, moins d'une heure de course, allez, pas de petit-déjeuner", me dis-je samedi soir. Alors dimanche matin, lever à 7h. Une demi-heure pour préparer les affaires (dont un bidon d'isostar bu jusqu'au départ) et le même temps pour aller à Marignier. Je m'inscrit. Il y a deux ans, c'était plus rapide de s'inscrire sur place que d'être déjà inscrit et cette année pareil. Je vais me changer et trottiner. Le temps est nuageux mais je n'ai pas l'impression qu'il va pleuvoir. Je m'étire. J'apprends que le départ est retardé d'un 1/4 d'heure pour éviter les trains. Quelques accélérations avant de se placer sur la ligne de départ.
C'est parti. Je me mélange les pinceaux avec mon cardio mais je l'ai finalement bien démarré. Le début est plat. Le favori de l'épreuve qui veut battre le record (il y arrivera) part vite. Un peloton se détache et comme souvent je suis à quelques longueurs de ce groupe. Pendant ces 2 premiers kilomètres plats, je reste tranquille. Je rattrape quand même un collègue de club.
Début de la montée : mon but est de doubler un maximum de coureurs. D'entrée de jeu, 2 coureurs. Je suis facile et monte bien sur ces premiers pourcentages peu élevés. Je vois encore les premiers dans le virage au dessus. Et de 2 coureurs d'Evian puis deux vétérans du FAC. Une portion plate. Je maintiens l'écart sur un petit groupe qui me précède. Un coup de cul, une montée et c'est le premier ravitaillement. Les premiers kilomètres ne sont pas indiqués. Je marche un peu pour boire deux gorgées. Je repars et revient sur les derniers du groupe qui s'est disloqué. Je monte assez facile à un bon rythme.
Je reviens sur les 2 premiers du groupe, du même club, que je dépose immédiatement. C'est bon pour le moral de doubler des coureurs généralement un peu mieux placé que soi. Le coureur suivant est assez loin. Par moment, les pourcentages sont beaucoup plus forts mais je n'ai pas marché comme il y a deux ans. Arrivé au second ravitaillement, à nouveau de la marche pour boire. Un point au ventre commence à me gêner. Malgré cela, je reviens sur le coureur, pas tellement à l'aise dans les forts pourcentages de la route. J'arrive au 3ème ravitaillement. Je marche plus longuement et appuie sur le point. Cela fait son effet car je ne le sens plus trop. Il me semble que ces points apparaissent quand je ne fais pas de petites séances d'abdos dans la semaine. Il faut vraiment que j'arrive à trouver un moment où les faire systématiquement. Si cela permet de faire des courses sans gêne, cela vaut le coup.
Pendant ma période de marche, le dernier coureur doublé me repasse. Je reviens sur lui, maintient l'écart sur un replat et le passe quand cela remonte. Je suis moins bien et j'ai hâte que cela finisse. Je me retourne de temps en temps, un coureur doublé il y a pas mal de temps me suit à distance. Dans le dernier kilomètre, je me sens un peu mieux et je finis correctement. Les deux coureurs finissant devant moi ne sont pas très loin et j'aurai peut-être pu les doubler sans mon point. Tant pis, cette 7ème place me satisfait pleinement. Mon chrono : 56'53 (1h00'26 en 2000), fréquence cardiaque moyenne 166, max 173 et cela doit être juste car le graphique est nickel.
Une fois la ligne d'arrivée franchie, impossible d'avancer, il faut enlever le dossard. Une fois libéré, je marche et vais demander de l'eau au ravitaillement où seuls des gobelets remplis de jus d'orange sont disponibles. Je me change, il ne fait pas chaud, le Môle est dans les nuages qui avancent vite, poussés par le vent. Des étirements et un premier ravitaillement à base de pruneaux, abricots secs, raisins secs et quartiers d'orange puis l'attente avant le plateau repas et la remise des récompenses. Une navette arrive juste avant le tirage au sort alors je n'aurais pas à redescendre à pied. Retour dans la vallée et à la maison. Un peu de vélo après l'étape du Tour de France, pas de problème particulier.
Conclusion : je ne savais si la forme était encore là après ma coupure d'une semaine, apparemment oui, plus qu'à la garder tout l'été, faire des abdos plus régulièrement et les prochaines courses devraient être agréables (nid d'aigle à Saint Gervais en espérant qu'il fasse beau).
Le départ étant à 9 heures, je me suis levé seulement à 6 heures pour gagner une demi-heure de sommeil. J'ai eu une petite remontée en début de course donc il vaut mieux pour moi respecter la règle des trois heures avec un petit déjeuner fini trois heures avant le début de la course.
Une fois sur place, j'ai tourné dans le village afin de trouver l'aire de départ. Je ne cherché pas du bon coté de la voie ferrée qui traverse le village de Marignier. Une fois trouvé le gymnase, j'ai fait la queue pour récupérer mon dossard.
Ensuite, l'échauffement classique et les étirements.
Le temps était gris et il faisait frais ce qui était idéal pour faire une bonne performance.
Je suis parti tranquillement. Habituellement, mon coeur est très haut du au stress de la compétition mais aujourd'hui, non. J'ai effectué les premiers kilomètres plats dans le village à moins de 160 pulsations. J'étais assez bien mais étonné de mon rythme cardiaque.
A la sortie du village, on attaque un premier palier pas très pentu qui est une bonne entrée en matière. Las encore, le coeur ne montait pas, 164 maximum. Cette montée dure un ou deux kilomètres avant un passage plat. Je continue à un rythme pas trop élevé et je rattrape des coureurs partis trop vite. Tout au long de la montée, j'ai doublé des coureurs sans l'être moi-même.
Après la portion plate, un coup de cul qui mène au premier ravitaillement. Je marche quelques pas pour boire deux gorgées d'eau. Comme elle était assez fraîche, je l'ai gardée dans ma bouche pour la réchauffer avant de l'avaler. La température étant fraîche, je ne me suis pas arrosé. Les quelques pas de marche ont fait baisser mon rythme cardiaque d'une dizaine de points alors qu'habituellement, cela ne descend pas.
Ensuite, la montée est régulière jusqu'au second ravitaillement. La route traverse une forêt ce qui protège du soleil mais cette journée, les nuages s'en chargeaient. Quelques sorties de lacets sont un peu plus pentus. Au second ravitaillement, je fais comme au premier et les mètres en marchant m'ont permis de récupérer un peu. Heureusement pour moi car la suite était plus dure. Les pourcentages devaient dépasser les 10%. Quelques replats dans les lacets étaient les bienvenus. Dans cette portion, le coeur est enfin monté assez haut (plus de 170). J'avais un groupe de coureurs devant moi ce qui m'a incité à continué ce difficile effort.
Peu avant le dernier ravitaillement, une portion plate permet de récupérer de l'effort. Je marche encore un peu et repart à la poursuite des coureurs de devant. Cette dernière portion est assez dure mais sans forte pente ni replat. Dans les deux derniers kilomètres, je reprends deux coureurs et revient sur un troisième qui aura assez de force pour me distancer avant l'arrivée. L'arrivée est jugée à 1295 mètres d'altitude au bout de la route. Je finis les 12 kilomètres avec 900 mètres de dénivelé en 1:00:26.
Je récupère de ce gros effort en me faisant enlever mon dossard ce qui m'empêche de trottiner tout de suite. Une fois libéré, je fais quelques foulées et mon rythme cardiaque redescend assez vite (120 quelques minutes après l'arrivée). Je mange quelques fruits secs et je vais tout de suite me changer car il ne fait pas chaud et on est en altitude. Je me demande comment je vais redescendre. J'entends qu'un fourgon est prévu. C'est celui qui nous a monté le sac. Mais il est très petit ce qui fait que certains coureurs qui n'ont pas d'accompagnateurs en voiture redescendent en courant. Comme j'aimerais bien connaître ma place, je ne fais pas de même. J'attends que le repas offert aux coureurs soit donné. Le temps étant de plus en plus mauvais et comme le service était très lent, j'ai décidé de moi aussi descendre à pied. Entre temps, j'ai vu la feuille où les organisateurs notaient les résultats de l'arrivée. Je vois mon numéro de dossard vers la 18ème place. Je me dis que j'arriverais bien à trouver les résultats dans un journal donc je commence la descente.
Cela m'a permis de bien me mettre en tête le parcours. Par contre, une longue descente sur route avec des chaussures pas très amortissantes et un sac sur le dos n'est pas très agréable. J'effectue cette descente en 47 minutes en coupant à un moment le parcours de la course.
Conclusion : Ce temps idéal m'a permis de bien gérer ma course, un départ tranquille et une bonne fin de course alors que d'habitude, je coince un peu sur la fin de course (souvent à cause de mon ventre qui m'a laissé tranquille cette fois).
En rentrant dans les 20 premiers, je marque des points au challenge des courses de montagne de Haute-Savoie. C'était le deuxième objectif de ma saison après mon marathon.
D'après le Dauphiné libéré, il y avait environ 160 participants. Je finis 18ème au scratch et 13ème senior.
www.courir74.com créé par Serge Loubet, loubet@courir74.com pour me contacter - Flaine