La course à pied en Haute-Savoie

Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève

La montee du nid d'aigle à St-Gervais

Photos de la course 2001, 2002, résultats 2001, 2002, 2003, 2004

La course

Cette course fait partie du challenge Oxygène des courses de montagne.

Epreuve comptant pour la coupe de France de course en montagne

Parcours de 20 km avec 1900m+ et 100m- sur route et sentier. Départ à la gare SNCF du Fayet/TMB (580m). Arrivée au Nid d'Aigle (2380m).

4 postes de ravtitaillement, 3 postes d'épongement. Transport des sacs par l'organisateur. Redescente gratuite des coureurs par le Tramway du Mont-Blanc.

Contact :
Club des sports
101, av du Mont-Paccard
74170 Saint Gervais
Tel 04 50 47 71 85
Fax : 04 50 47 29 96
cds.st-gervais@wanadoo.fr

Ma course 2001

Il pleut. Avec des orages pendant la nuit et une pluie continue, j'espère que la course qui doit monter à 2300m ne sera pas annulée. La météo annonce de la neige à partir de 2000m. Chouette, je vais courir sous la neige en plein été. Après un dernier week-end sans course, cette montée du nid d'aigle est un objectif.

Levé à 6h, petit-déjeuner classique. Préparation des affaires de pluie et je prends la route. Sur la route, la pluie est parfois terrible, parfois absente. Une heure après, j'arrive au Fayet. Je me gare près de la gare et vais chercher mon dossard à quelques centaines de mètres dans le parc des thermes. J'arrive à 8h et fait la queue pendant 15 minutes malgré le fait que tous les coureurs soient déjà inscrits. Quand même un bon point, le lot souvenir n'est pas un tee-shirt mais une ceinture permettant d'emporter quelques affaires : clés, tubes énergétiques ...

Je retourne à ma voiture et me change. Je teste le maillot de corps Odlo du Trail des Bauges. Avec ce tee-shirt : un cuissard court, chaussures de trail, maillot de vélo à manches longues, casquette contre la pluie et mon camel-back. Les organisateurs avaient fourni un sac plastique pour être monté à l'arrivée mais vu qu'il me faudra un change complet et chaud, je préfère mettre mes affaires dans mon sac. Je trottine pour l'amener au départ afin que le tramway du mont-blanc l'emmène au sommet. Quelques étirements à l'abri des arbres du parc en attendant le départ. Un coureur de Chamonix vient me féliciter pour mon site. Cela fait plaisir de rencontrer des coureurs en vrai et pas seulement de manière virtuelle.

On s'aligne sur la ligne de départ. Le speaker nous apprend que le parcours est raccourci de 6 km vu les conditions épouvantables (vent) qui règnent au nid d'aigle. Comme la partie la plus difficile est annulée et qu'un coureur m'a averti d'un rétrécissement à la sortie du parc, je décide de partir vite. Un coup de feu et c'est parti sur route à travers le parc thermal.

Je pars effectivement vite mais c'est plat. Je suis derrière Corinne Favre et une autre féminine. Je les double juste avant le pont très étroit mais elles me repassent dans la raide montée en lacet qui suit. Comme au Trail des Bauges, cela se bouscule beaucoup. Je me fais régulièrement doubler mais ne dépasse personne malgré mon rythme cardiaque à plus de 170. Conclusion : je ne suis pas dans un bon jour. En y réfléchissant, certains signaux de la vieille me confirment cette mauvaise forme : légers étourdissements lors du passage de la position assise à debout. Malgré la pluie, je n'ai pas froid, les jambes vont bien mais d'après mes sensations de la vieille, je n'aurai pas du faire un départ très rapide dont je mettrai beaucoup de temps pour récupérer. Autre signe, je n'arrive pas (lors de la rédaction de ce compte-rendu) à me rappeler avec précision le chemin emprunté jusqu'à St-Gervais. Je me souviens juste que cela monte principalement sur chemins et qu'il y a quelques courtes descentes.

Pour les quelques courageux spectateurs du centre de St-Gervais, le parcours fait une boucle autour d'une place avec montée et descente d'escaliers suivi du premier ravitaillement où je ne m'arrête pas (autre erreur ?). Encore un peu de route pour sortir du village et nous longeons un ruisseau et une conduite d'eau. Cela ne monte pas trop mais je continue à me faire dépasser par des coureurs connus qui me saluent, des inconnus et une autre féminine : Karine Herry.

Je continue sans forcer, comme si je courais un trail plutôt qu'une course de montagne. Je passe devant un panneau qui indique que 25% du parcours est effectué (les kilomètres ne sont pas indiqués). J'ai l'impression d'en avoir fait beaucoup plus. Une bonne montée sur un large chemin. Je ne marche pas très vite. Un ravitaillement où cette fois, je prends un verre d'eau en marchant. Cela me permet de récupérer un peu de mon faible effort. Cela continue à bien monter. La pluie, faible jusque-là, s'intensifie mais je la supporte bien. J'ai essuyé seulement quelques fois mes lunettes grâce à la protection de ma casquette.

La pente est moins dure. On emprunte un large chemin vallonné avec des traversées de ruisseau. Je n'ai aucune notion de distance et en regardant mon chrono qui indique un chiffre élevé, j'espère que l'on est bientôt arrivé. Un panneau indiquant 51% du parcours effectué me renseigne mais ne me remonte pas le moral. Mais bon, je ne souffre pas vu le petit rythme adopté.

La dernière grosse montée. Je marche beaucoup. A milieu, un ravitaillement que je saute. Cette montée vraiment raide me paraît interminable. Les jambes fatiguent et je demande comment je pourrais recourir ensuite. Enfin, cela s'arrête à un carrefour où un signaleur nous indique que la montée est finie et qu'il reste 15 minutes de course. Et moi, qui pensait être arrivé. Un sentier étroit avec quelques passages dangereux monte et descends. Je laisse passer quelques concurrents et croise des marcheurs en sens inverse. Du plat et on débouche sur une prairie, je vois un bâtiment, l'arrivée? non, il reste une dernière descente de quelques hectomètres. Je fais attention dans cette large mais raide descente. Je cours bien au milieu malgré le bruit de coureur que j'entends derrière moi. S'il veut me doubler, il faudra qu'il passe sur les cotés où les pierres sont plus nombreuses. Fin de la descente, traversée des rails du tramway et enfin l'arrivée. La présence derrière moi me fait finir à une bonne vitesse. Par contre, je ne suis pas essoufflé et je récupère très vite. J'aurai pu faire les 550 derniers mètres de dénivelé. J'arrête mon chrono sur 2:00:08 (07 temps organisateur) pour une quinzaine de kilomètres, cela est vraiment très poussif. Le vainqueur mets moins d'1h30.

Je prends un verre d'eau au ravitaillement où seulement du liquide est proposé. Un casse-croûte est donné à chaque coureur mais quelque chose de sucré aurait été le bienvenue. Je vois mon sac et veux me changer immédiatement mais je change d'avis et marche un peu. Je discute avec un coureur de mon âge et vais me changer dans une salle au chaud qui n'est, à ma grande surprise, pas bondée. Je m'habille chaudement pour ne pas prendre froid. Nous sommes à environ 1650 mètres d'altitude.

Je prends quelques photos du site et des arrivants. Toute la course, la vue aura été bouchée par les nuages. Je prends place dans le tramway et attends son départ, une fois plein. Je mange sans appétit un sandwich. La descente par le train à crémaillère prends environ une heure. Nous n'aurons pas dépassé les 13 km/h.

Etant espoir sur cette course, j'espère être dans les premiers de ma catégorie donc j'attends la remise des prix. Je jette un oeil sur les photos prises par des professionnels que je n'avais pas vus sur le parcours. Repos et déjeuner dans la voiture en attendant la remise des prix et que la pluie cesse.

Avant la remise, je regarde les coupes et voit qu'ils ont mélangé la catégorie junior et espoir. Je trouve que c'est une bonne initiative car il ne suffit plus de finir la course pour être récompensé. Je lis les résultats à l'envers (à travers une vitre) et vois que je suis 104ème, bof ! Moi qui voulais rentrer dans les 31 premiers seniors pour marquer quelques points au challenge de la montagne, j'en suis loin.

Lors de cette remise des prix, je peux voir une coureuse plusieurs fois championne du monde de course de montagne : Isabelle Guillot. Finalement, je termine troisième junior/espoir et j'ai le droit à un beau trophée. Je récupère les résultats papiers et je retourne à ma voiture.

Normalement, j'aurai du arriver à temps pour voir la fin de l'étape du Tour de France mais les échappés, qui ont eu le même temps que nous, ont eu la mauvaise idée d'avoir une demi-heure d'avance sur l'horaire prévu et sur le peloton alors je ne vois rien d'intéressant. Vu le temps, je ne fais pas de vélo pour récupérer.

Conclusion : un gros jour sans et un départ trop rapide alors j'ai transformé cette course en entraînement. Je ne pense pas que la pluie a joué un rôle sur ma performance.
Pas de chance avec le temps qui nous a empêché d'admirer le paysage et d'emprunter la totalité du parcours.
Sur cette première partie, le parcours est assez dure mais quelques portions permettent de récupérer. Très peu de route.

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