La course à pied en Haute-Savoie

Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève

Trail Faverges - les Bauges

Votre avis sur la course, résultats 2001, 2004

La course

Un site présentant la course - La course présentée sur le site de l'Espérance Favergienne

Deux parcours vous feront découvrir des panoramas uniques sur les massifs du Mont-Blanc, de la Vanoise, du Beaufortin et des Bauges. Vous apercevrez à vos pieds le lac d'Annecy. Les parcours se présentent sous forme d'une boucle avec départ et arrivée à Faverges. Ils sont tracés entièrement dans le parc naturel régional des Bauges. La grande boucle traverse en partie une réserve nationale de faune sauvage. L'environnement est d'une qualité exceptionnelle, avec une flore riche, diversifiée, surtout à cette époque de l'année. A quelques mètres des sentiers que vous emprunterez poussent le lys martagon et le sabot de vénus; un peu plus loin se reposent le chamois et le mouflon.

Parcours A : 37 km avec 2540 m de dénivelé + et -
Parcours B : épreuve à "allure libre" de 22 km avec 1450 m de dénivelé

Denivele du Trail Faverges les Bauges

Ces parcours empruntent à 90% des chemins et sentiers avec un départ et une arrivée commune au centre-ville de Faverges. Ils font l'objet d'un balisage serré, à la fois par des rubalises et un fléchage. Les parcours se font en semi auto-suffisance alimentaire. Un seul ravitaillement complet sera situé à mi-parcours. Le port d'un porte-bidon, camelback ou sac à dos est obligatoire. Une vérification sera effectuée dans le sas de départ. Des points d'eau naturels jalonnet le parcours (bassins, fontaines, ruisseaux). Etant donné la difficulté du trail, il est conseillé d'être en bonne santé et suffisamment entrainé pour y participer. Les parcours ne présentent aucune difficulté technique. L'utilisation de bâtons de ski, ainsi que les suiveurs en VTT sont interdits.

Départs sur la place du marché de Faverges : 8h pour le trail, 8h30 pour la marche

Délais : un temps limite de 3h pour le trail et de 4h30 pour le parcours B est mis en place au niveau du ravitaillement situé sur le parking de la Sambuy. Toute personne qui souhaiterait terminer hors délai effectuera le parcours sous sa propre responsabilité et ne sera pas classé. L'heure limite d'arrivée est fixée à 14h30.

Douches disponibles à la salle polyvalente ou au stade municipal.

Remise des prix à partir de 14h.

L'inscription donne droit à :

  • un bon repas avec tartiflette géante. des tickets-repas sont en vente au prix de 60F pour les accompagnateurs
  • un ticket aller-retour au télésiège de la Sambuy pour permettre à un accompagnateur de vous voir passer au sommet
  • un tee-shirt ODLO sur le parcours A et une tomette des Bauges sur le parcours B.
  • un classement pour le trail et un diplôme pour la marche

Contact : Office de tourisme de Faverges
Place M. Piquand
74210 Faverges
Tel : 04 50 44 60 24
Fax : 04 50 44 45 96
E-Mail : ot.faverges@wanadoo.fr

Ma course 2001

Toute la semaine avant ce premier trail des Bauges, j'ai scruté la météo pour apprendre que la pluie est annoncée pour le week-end. En effet, de fortes pluies s'abattent sur la région samedi matin et dans la nuit de samedi à dimanche ce qui nous assure un terrain particulièrement gras dans le massif montagneux des Bauges.

Dimanche, lever à 6h pour un départ de la course à 8h. Petit déjeuner classique mais en petite quantité du à un problème technique. Je me dis que c'est un bien car j'aurai plus facilement digéré pour le départ. Un coureur d'Annecy m'amène à Faverges où le parking du trail est indiqué. Il pleut. Nous récupérons nos dossards et un tee-shirt Odlo. On se change. Pour moi : cuissard court, tee-shirt à manches longues, casquette. Etirement à l'abri, pointage du dossard et c'est le départ. Plus de 200 coureurs sont sur le grand parcours et une bonne centaine sur le parcours court qui part une demi-heure après.

Il pleut encore. N'ayant pas trottiner, je pars tranquille et laisse partir un gros groupe sur les premiers hectomètres plats à travers Faverges (500m d'altitude). Premières glissades de la journée sur le premier chemin effectué en file indienne. Une portion de route, encore en montée où je double en montant à mon rythme. Chemin dans l'herbe où je marche derrière des coureurs qui courent. Cette fois, je vais aussi vite qu'eux et je les dépose dès que l'on retrouve la route. J'essaie de regarder les montagnes qui nous entourent mais le ciel est bouché.

Courte descente sur un sentier pour passer sur l'autre versant. Je fais attention mais ce n'est pas encore trop boueux. Après la raide remonté de l'autre coté, on retrouve la route et une courte descente où je passe trois coureurs sur 300m. La route s'élève à nouveau assez régulièrement. A mon rythme, je remonte des trailers. Un virage plus haut, je vois Corinne Favre pour la première fois depuis le départ. Je la reverrais mieux plus tard. La route s'arrête et laisse la place à un chemin. On ne reverra pas le bitume avant les deux derniers kilomètres.

Comme je marche pour m'économiser, les coureurs me repassent car ils continuent à courir malgré la pente. Quelques passages particulièrement boueux. Nous sommes au milieu de la forêt et le chemin comporte quelques replats ou je courre. Je suis bien et j'attends la suite des difficultés. Long passage sur un étroit sentier avec une forte pente sur notre gauche, interdisant de faire un faux-sens. On entend un ruisseau de plus en plus et on le verra plus tard faire de petites cascades. Après ce passage, la pente est plus forte. Tout le monde marche alors je redépasse des coureurs sur un chemin parfois empierré. Nous sommes en pleine nature sans la moindre trace de l'homme.

Un arrêt pipi. J'ai mon camel-back rempli de 1.5l de jus de fruit coupé à l'eau n'ayant pas d'isostar sous la main. Je veux le remplir à l'unique ravitaillement situé peu avant la mi-course. Comme il ne fait pas chaud, cela me suffira. Par beau temps, il aurait fallu que j'utilise un des nombreux points d'eau jalonnant le parcours. La pluie aura au moins eu cet avantage de rafraîchir l'atmosphère.

Je repars et repasse des coureurs sur des portions pentues. On change de direction et prends un chemin en forêt où l'on peut parfois courir. Quelques traversées de ruisseau compliquent le cheminement. Je fais encore attention à ne pas me tremper les pieds. Peu avant un replat annoncé par une personne de l'organisation, je reviens sur Corinne Favre mais je ne la passe pas. Je regarde son style qui n'est pas des plus élégant. Je la suis sur une longue traversée d'une prairie, un peu en dévers et glissante. Elle semble avoir pas mal de difficultés pour rester debout et s'aide beaucoup des mains. On discute un peu et je passe devant dans un faux-plat montant. Une traversé de prairie très glissante et l'on arrive à un chalet.

On retrouve un large chemin parfois empierré. Une courte descente permet de récupérer avant la fin de la première ascension. Passage au sommet du télésiège de la Sambuy (1825m) grâce auquel quelques spectateurs nous encouragent. Déjà 1h46 de course à 7 minutes du premier. Au moment de basculer, la vue m'attire l'œil et j'ai eu la chance de tomber sur le moment où une trouée nous laisse voir le lac D'Annecy dans toute sa splendeur. Je marche pour apprécier le spectacle et je me fais traiter de fainéant :-) Je commence la descente, assez sèche car essentiellement sur un chemin de pierres qui doit être une piste de ski l'hiver. Je suis rapidement doublé par deux coureurs et j'ai la première féminine à quelques mètres derrière moi. Je fais une descente prudente sur ce chemin que je n'apprécie pas.

J'arrive à l'unique ravitaillement (1150) à la 35ème place environ. Je remplis ma poche à eau avec de l'eau mais ne mange rien car je voulais repartir assez vite. Je repars devant Corinne pour la seconde montée du jour, principalement sur un large chemin. Un peu de course dans la première partie puis uniquement de la marche. Corinne me rattrape et l'on fait un bout de chemin ensemble. On discute encore, enfin surtout elle car le rythme est élevé et elle dit un petit mot d'encouragement à chaque coureur rejoint puis donne un bon coup d'accélérateur que j'arrive à amortir dans un premier temps. Son style n'est pas joli mais vraiment efficace. Petit à petit, elle me distance. La pente étant un peu moins forte, alors je courre par moment pour tenter de garder le contact. En temps normal, j'aurai continuer à marcher. Mais là, j'avais envie de garder le contact avec quelqu'un qui monte bien et descends lentement. En plus, coureur à coté d'une championne du monde est appréciable.

Passage à un chalet avec un tamponnage du dossard suivi d'une portion plate où je perds encore quelques longueurs. Elle a rejoint un coureur qui a un bras paralysé. Pas évident pour garder son équilibre sur un sol aussi instable. J'essaie de conserver l'écart mais je sens mes forces diminuer progressivement. Passage de deux névés et de quelques ruisseaux. Mes forces me lâchent et je finis le sentier en marchant. Je mange une barre de céréale et passe le sommet de la seconde difficulté (1860) en ayant froid.

J'effectue la descente vraiment doucement sur un sentier étroit, avec par endroit, deux chois possibles : courir au fond du chemin où coule de l'eau avec de la place que pour un pied ou sur le coté en dévers et boueux, le top quoi ! Je réfléchis à ce qui m'arrive et pense à une alimentation bien insuffisante. Je continue mon chemin en laissant passer les coureurs qui me rattrapent. J'espère que cela ira mieux plus tard. Je mange ma deuxième barre, maintenant il ne me reste plus rien à manger. J'aurai du réfléchir quand j'ai rempli ma poche à eau et prendre beaucoup plus d'aliments. J'avais l'habitude des courses avec des ravitaillements réguliers mais je n'ai adapté mon ravitaillement au fait que ce trail soit en semi-autosuffisance.

Le parcours est essentiellement en descente alors je courre quand même mais pas vite (cardio à 130 voir moins). Passage de pierriers, traversée de prairie, de ruisseaux, chemin de forêt, que du bon dont je ne profite pas trop. J'arrive quand même au pied (environ 1140m) de la dernière difficulté du jour : une monté pas très longue mais raide et comprenant des zones où je glisse de 5 cm en arrière à chaque pas. Je n'ai plus de force alors je monte vraiment doucement. Je ne relance pas sur les replats et attends la descente finale. J'ai vidé ma poche à eau mais je la fais remplir au chalet de la Sarde (1440m). Je pensais que la descente commençait après ce chalet mais non, il y a encore des coups de cul. J'entends un coureur crié, peut-être pour cette raison.

Je demande aux coureurs qui me passent s'ils ont quelque chose à manger et obtiens une moitié de patte de fruit, sans trop d'effet. Enfin la descente commence. Elle est très boueuse alors je glisse souvent. Je tombe même et une crampe apparaît suite à ce faux-mouvement. La boule passe avec un étirement et je continue mon chemin. Par moments, il y a deux rails de boue alors il suffit de se laisser glisser pour descendre comme en ski de fond. Je préfère les passages où le chemin est transformé en ruisseau. A ces endroits, j'arrive à aller aussi vite que les nombreux coureurs qui me passent. Je n'essaie plus d'éviter l'eau et mets mes pieds bien au milieu, dans l'eau ; ainsi je nettoie mes chaussures. J'obtiens un bout de pain d'un suiveur et vois Faverges en contrebas. La descente est bientôt finie et l'arrivée est proche.

Le morceau de pain a de l'effet et je retrouve des forces. Je recoure à une bonne allure sur une portion en faux-plat descendant qui nous ramène vers Faverges. La dernière portion de route qui descend. Je passe devant un panneau annonçant le dernier kilomètre, en descente puis du plat. A part des mollets à la limite des crampes, les jambes vont bien, alors j'accélère encore dans les 200 derniers mètres et fait ce possible dernier kilomètre en 4 minutes pile. J'ai même du mal à m'arrêter à temps pour que l'on m'enlève mon dossard. Je finis les 37 km avec 2540 mètres de dénivelé en 5:04:25 (7.29 km/h). Je me précipite sur le ravitaillement et me resserre de nombreuses fois.

Les mollets couverts de boue, je vais prendre une douche au stade qui va s'avérer froide. Retour à l'arrivée où je fais la queue pour me faire masser par un des huit élèves kinés présents. Cette chose faite, je goutte à la tartiflette géante offerte à chaque coureur. Attente de la remise des prix où ils ont failli oublier de récompenser le premier espoir : moi (63ème au scratch donc une trentaine de place de perdu sur la seconde moitié du parcours). Nous sommes quand même trois à avoir fini la course dans cette catégorie de jeunes. Le vainqueur qui a mis moins de 4h (9.5 km/h) fait du ski d'alpinisme et prends la course à pied très cool. Le troisième fait également du ski d'alpinisme et est membre de l'équipe de France. Bien évidemment, Corinne Favre gagne chez les féminines devant une vétéranne néophyte sur les trails.

Rentrée tranquille sur Annecy puis Gaillard où je fais un peu de vélo pour la récupération active.

Conclusion : mon alimentation pour une course longue est à revoir.
Le parcours est très beau, varié. La vue était malheureusement bouchée sinon, on en aurait pris plein les yeux. Je n'ai rien dit du balisage qui était parfait. Je n'ai entendu personne s'en plaindre.
La pluie a rendu le parcours très gras et encore plus difficile. Au sommet des côtes, la température ne dépassait pas les 3°.
La course par beau temps doit être splendide et je vous la conseille.

Quelques photos des podiums

www.courir74.com créé par Serge Loubet, loubet@courir74.com pour me contacter - Flaine