La course à pied en Haute-Savoie

Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève

La montée du crêt d'eau à Bellegarde

Cette course fait partie du challenge Oxygène des courses de montagne.

Votre avis sur la course

La course

Championnat de France de course de montagne 2002. 13.5 km avec 1330m+ pour les hommes, 10km avec 1000m+ pour les femmes et les juniors hommes.

Description de la course sur le site course.free.fr

Ma course 2000

Ce dimanche 25 juin 2000, il ne faisait pas beau mais c'était un temps idéal pour une course. Il faisait frais et la montagne que nous devions gravir était recouverte par des nuages.

Je suis allé plusieurs fois retirer mon dossard mais il y avait toujours de la queue malgré le faible nombre d'engagés à l'avance. Il n'y avait qu'un seul poste pour les coureurs déjà inscrits et les non-inscrits. Une fois le dossard accroché, je me suis échauffé dans les rues de Bellegarde et je me suis étiré. Peu avant le rassemblement de départ, j'ai retrouvé un coureur qui avait couru la course d'orientation la semaine précédente. Puis sur la ligne de départ, j'ai rencontré Olivier Peton alias Ouistiti. On a parlé quelques instants avant le coup de feu de départ.

Les premiers hectomètres se font dans les rues commerciales de Bellegarde puis on rejoint les berges de la Valserine. On remonte la rivière sur quelques hectomètres par un chemin truffé d'escaliers en montée et en descente. Je suis parti tranquillement ainsi j'ai eu le droit à quelques bouchons avant des escaliers assez raides.

Un raidard nous rappelle que nous sommes dans une course de montagne. Je double les concurrents devant moi en marchant rapidement Ensuite, on descend au bord de la rivière et on la traverse sur une passerelle. Viennent des portions de montée sur route et chemins. Un replat et même une descente avant d'attaquer véritablement la pente : un chemin assez régulier qui permet au début de courir. Ensuite, je marche avec un rythme régulier en me demandant combien de temps cela vas durer ? Comme j'étais dans un bon jour, cela est bien passé et j'ai pu relancer sur la portion plate qui suit. Une route en pente douce nous mène à un ravitaillement. Je me mouille un peu le visage et les bras. La température étant fraîche, cela suffit. J'avais pris mon camelback dont je ne buvais pas aux ravitaillement ce qui évite d'avaler de l'eau trop froide. Par contre, j'ai eu une inquiétude en voyant mon tee-shirt trempé au niveau du ventre suite à la longue partie difficile. Mais je n'ai pas eu de problèmes de ce coté là.

Ensuite, nous traversions une forêt sur une forte pente qui obligeait à marcher. Au pied de cette pente, un spectateur m'annonce que je suis 20ème. J'ai plusieurs concurrents devant moi dont un des foulées d'Annemasse qui va au même rythme que moi. Dans cette portion de marche, je double deux concurrents et il y a toujours quelques coureurs devant moi. Après la forêt, une portion de prairie ou j'alterne marche et course. Je double encore deux concurrents et il reste un coureur devant moi. Les autres ont pris du champ. Une portion dans une prairie se dresse encore devant nous. Il ne faudrait pas que cela monte encore plus ! Heureusement que l'on peut profiter d'une magnifique vue sur la vallée de Bellegarde. Les nuages se sont disloquaient mais il fait toujours frais.

On arrive près du premier sommet. A ce moment, il n'y a plus de chemin. On passe à travers les prairies de vaches. L'herbe mouillée trempe les pieds (pas très agréable). Après être passé au premier crêt, on redescend par où l'on veut direction le pic suivant. Au point culminant de la course se trouve un ravitaillement. Il me semble que plusieurs coureurs sont arrêtés alors que je le saute et j'attaque prudemment la descente. Un coureur me double dans la descente. A partir de là les choses se gâtent du point de vue de la signalisation. Une balise se trouve sur un passage à travers un fil barbelé. On ne voit pas les coureurs devant donc on ne sait pas quelle direction prendre. On traverse le fil barbelé alors qu'il fallait prendre à droite. Les organisateurs l'avaient dit au départ mais la sonorisation n'est pas toujours idéale sur les courses. Ne voyant plus de balises, on s'arrête et un regroupement s'opère. Un coureur voit un coureur en contrebas sur la droite. Pour rejoindre ce lieu, je suis passé par une très forte pente avec des cailloux. C'était très dangereux. Je me suis accroché aux brins d'herbes pour éviter les trop longues glissades. Après le pierrier; il a fallu traverser une portion de forêt. Enfin, j'ai rejoint le vrai parcours. Il ne restait plus que trois kilomètres en descente. J'ai doublé un coureur pris de crampe mais je ne savais plus combien j'étais? L'erreur de parcours de la plupart des coureurs avait tout chamboulé le classement de la montée. Un autre coureur a débouché devant moi de nulle part. Je double encore un coureur avant l'arrivée. Le dernier kilomètre est très agréable : une descente en pente pas trop prononcée sur du foin.

Après avoir reçu une médaille (sur cette course, on n'a pas le droit au traditionnel tee-shirt), j'ai mangé une banane et je suis allé voir mon classement. Bravo au responsable de l'informatique ! Je n'étais pas arrivé depuis plus de deux minutes que j'avais déjà mon classement et mon temps. Je finis en 2:08'54" (pour 18.2 km soit 8.6 km/h de moyenne) à la 21ème place sur 101 arrivants. Le vainqueur (le même que l'an dernier) finit en 1:39:44 soit 11.1 de moyenne.

Je me dirige vers l'arrivé et je vois arriver le "ouistiti" en 2h11. Lui aussi c'est perdu. Je me demande si un concurrent à couru tout le long sur le bon parcours.

Je vais chercher mon sac monté à l'arrivée par l'organisateur et je me change. Il valait mieux faire vite car il ne faisait pas chaud là-haut et le final était en descente. Une fois chaudement vêtus, on a discuté en attendant le bus qui nous ramenait à Bellegarde.

Conclusion : C'est une très belle course de montagne que le problème de balisage a un peu gâché. Personnellement, j'avais de bonnes sensations en montée et en descente.

La course 2000 vue par le Ouistiti

Quelques mots supplémentaires sur la montée du Crêt d'eau (18,4 km, 1400m de dénivelée +, 500m de dénivelée -).
Une course assez folklo :

- sur la ligne de départ je fais connaissance avec la sauterelle, animal aux longues jambes équipé d'un tuyau qui lui sert du dos pour les ravitaillements en liquide. Comme je pars tout doucement, il me distance de suite, je ne le reverrai pas avant l'arrivée.

- les premiers kilomètres sont relativement stressants : on monte et on descend des escaliers en longeant la rivière (la Valserine). C'est très joli, on s'arrêterait bien. D'ailleurs on s'arrête a chaque fois que les escaliers sont trop étroits. Ca bouchonne dur.

- première rencontre avec un animal (un vrai) : je me retrouve nez a nez avec un énorme chien au pied de la première bosse. Pas loin d'un mètre de haut, je ne connais pas exactement la marque, un truc genre dogue allemand. Je préfère m'arrêter et lui fais comprendre que je viens en ami. Il s'approche de moi, renifle un peu, et s'en va tranquillement. Je fais de même.

- première difficulté : un tout petit chemin creux très raide (>20%). Tout le monde se met à marcher. Tout le monde sauf 2 femmes, qui arrivent a trottiner et doublent le petit groupe dans lequel je me trouve.

- on débouche dans un pré, puis sur une route ou la pente est moins raide, on relance.

- deuxième grosse difficulté : le sentier des vaches, 800m en sous bois a 28% de moyenne. Dur dur. En marchant, les mains sur les cuisses, je rattrape la deuxième femme qui relance de temps en temps en courant.

- ensuite traversée des alpages et deuxième rencontre animalière : deux vaches qui amusées de voir tant de gens passer en courant, se mettent-elles aussi sur le sentier juste devant moi et décident d'en faire de même. Elles ne seront arrêtées que par la clôture a la sortie de l'alpage.

- passage au sommet, d'où la vue plongeante sur le bassin genevois doit être impressionnante par beau temps, je rattrape la première femme peu avant le sommet. Il s'agit d'une italienne, qui parle tout haut pendant cette dernière ascension. Elle aura encore l'occasion de s'exprimer...

- dans la descente un regroupement d'une quinzaine de personne s'opère. On se rend compte qu'on s'est embarque dans une mauvaise direction. Demi-tour : il faut remonter jusqu'à une crête et retrouver l'itinéraire en descendant un versant assez raide sur une bonne centaine de mètres. Tout le monde se retrouve sur les fesses a descendre au milieu des herbes glissantes. Régulièrement un concurrent laisse échapper un caillou sous ses pieds, qui s'en va débouler au milieu des autres "acrobates". Limite dangereux. L'Italienne qui s'est retrouvée juste devant moi après le demi-tour forcé sort alors le grand jeu : tout y passe, un véritable bouquet de mamma mia, mierda, vafenculo, et autres santa maria. Elle est visiblement assez énervée car elle pense avoir perdu la course. En fait pratiquement tout le monde s'est paume, donc pas trop de conséquences sur le classement.

- les derniers kilomètres sont en belle descente, ce qui permet de relancer la machine. Je termine en 2h11, 2 bonnes minutes derrière la sauterelle. Bizarrement, les jambes sont encore en bon état. Je suis donc confiant pour le cross du mont blanc dimanche prochain.

Les résultats sont disponibles sur le site du responsable de l'informatique : Jean Biron.

Ma course 2002 lors du championnat de France

7h, j'ouvre mon volet, une belle journée ensoleillée s'annonce. Je n'ai pas de pression pour ce championnat de France car je n'ai aucun objectif en individuel et l'équipe homme du club ne joue pas les premiers rôles. Cette course fait aussi partie du challenge de la montagne mais je sais que ce n'est pas sur cette épreuve que je vais marquer mes points. J'ai quand même l'intention de me donner à fond.

Petit-déjeuner, repos, je prépare mes affaires dont mon camel back. Vu la température et la durée estimée, je préfère avoir à boire. Direction Bellegarde, j'arrive assez tôt comme prévu. Je vais chercher l'endroit où sont distribués les dossards puis mon dossard. Ensuite, je pars à la recherche de toilettes. Je me change et pars trottiner. Etirements et 2 accélérations en côte puis je vais me placer sur la ligne de départ. Je suis à peu près au milieu. Le coupe de pistolet nous surprend et c'est parti.

Je reste quelques temps englué dans le peloton avant de prendre le trottoir extérieur. Courte traversée de la ville. Nous rejoignons la nationale en descente, passons la Valserine et tournons aussitôt. Première montée sur route. Je double un peu mais reste tranquille. Un chemin bien raide part sur la droite. Il est étroit, il y a du monde alors je dois me frayer un passage parmi les coureurs car je vais plus vite que la plupart en marchant. Je suis étonné et satisfait de ma vitesse de marche. La pente s'adoucit alors je trottine. Je passe la marmotte qui m'encourage.

Premier ravitaillement (12 km de l'arrivée). Etant équipé, je veux le sauter mais je m'aperçois que la seconde boucle de ma chaussure droite est défaite. Je me range sur le coté et répare les dégâts. Un peu de route et encore un chemin qui part sur la droite. Le début est dur alors je marche puis je peux trottiner et je remarche rapidement. La pente s'accentue alors de moins en moins de monde courre. 8'27 pour faire un 1 km. Une pointe à 173 en marchant. Enfin on débouche dans un champ et l'on peut récupérer un peu. Du chemin avant de retrouver une route qui monte gentiment.

Un ravitaillement. Je prends une bouteille, marche, m'arrose la tête, les épaules, les jambes. Nous quittons cette route pour des sentiers qui nous mènent à la seconde difficulté du parcours. Depuis le départ, je double des coureurs qui me repassent sur des portions roulantes, que je repasse dans des portions dures… Me souvenant de ce qui nous attend, je marche très tôt bien que la pente permette de courir. Dès que la pente s'accentue (on parle de 28%), je double. J'appuie sur le haut des cuisses avec mes mains et ainsi je monte bien. Je fais le yoyo avec un coureur qui relance régulièrement en courant. Un replat d'une dizaine de mètres permet un léger répit. Mais cela remonte de suite, heureusement moins qu'avant. Dernier kilomètre en 12'32 et je ne pense pas que les indications étaient totalement farfelues. La marche m'ayant permis de ne pas trop forcer, je peux courir un peu quand la pente le permet.

Nouveau ravitaillement où je m'arrose. Début d'un chemin carrossable pas joli du tout. C'est un peu des montagnes russes mais au lieu de monter et descendre, cela ne fait que monter à des pourcentages différents et du plat. Pas d'ombre. Je m'économise en marchant par moment.

J'ai l'impression qu'il va y avoir un peu de plat par la suite. Arrivée à un autre ravitaillement au bout de ce chemin. Arrosage réglementaire et c'est reparti dans une bonne pente. Tant pis pour mon replat. Encore du yoyo avec deux coureurs. Certains doivent subir une défaillance car ils sont pratiquement arrêtés. Le premier sommet est visible. Une portion de récupération avant la raide montée du premier crêt. Nous sommes dans un terrain à vache alors il n'y a plus de chemin et nous pouvons choisir notre trajectoire droit dans la pente. J'ai jeté un rapide coup d'œil sur la vue dégagée. Dommage qu'il faille plutôt regarder où l'on met les pieds. Maintenant qu'on a monté cette butte, il faut la redescendre et en monter une seconde pour atteindre le point culminant de la course.

Je prends le meilleur sur les deux coureurs avec lesquels je faisais le yoyo, 125ème au sommet. Seul un des deux me passera dans la descente.

C'est parti pour environ 4 kilomètres de descente vers l'arrivée. Droit dans la pente, sur de l'herbe et avec mes chaussures de trail qui ont un bon amorti, cela passe bien. Ensuite, il y a beaucoup plus de pierres alors je descends prudemment et je me fais passer par bon nombre de coureurs. A un kilomètre de l'arrivée, chouette, une piste de ski, mais c'est plus amusant avec des planches au pied. Le passage emprunté par les coureurs est droit dans la pente, qui est bien raide, l'idéal pour se fusiller les cuisses. Les petits pas font fureur et je vois l'aire d'arrivée. Quelques centaines de mètres en faux-plat descendant sur de l'herbe. A quelques mètres de la ligne, j'entends un coureur revenir. Va-t-il me passer ? Bien que je ne face rien pour l'en empêcher, non.

Arrêt du chrono sur 1:34:22. Cardio à 156. Je ne suis pas trop cuit mais le coeur ne redescend pas trop (125) après quelques minutes de repos à cause de la chaleur. Ayant fini mon camel back pendant la descente, je me dépêche d'aller me ravitailler puis je vais voir les résultats. Je finis 139 ème. Les résultats des premiers m'intéressent plus mais j'ai la flemme d'attendre que l'affichage tournant revienne au début de la course homme. Je vais récupérer mon sac et me change. Photo souvenir du club et la remise des titres commence. Deux titres par équipes pour les clubs hauts-savoyards mais aucun podium en individuel. Le vainqueur du 14 km mets 1h08 et arrive avec 3 minutes d'avance sur son suivi.

Je récupère mon plateau repas et attends au soleil (ce qui me vaudra de beaux coups de soleil) la navette pour redescendre. La marmotte s'assoit juste devant moi alors il me parle de ce parcours qui est le plus difficile des championnats auxquels il a participé. Une fois rentré à la maison, je saute sur le vélo, pour l'instant, tout va bien. Attendons demain pour voir si les courbatures aux cuisses apparaissent.

Conclusion : je suis satisfait de ma course, je n'ai jamais coincé et je me suis senti puissant dans la forte pente. Le parcours n'est pas le plus difficile car la pente est telle que l'on marche souvent. Un parcours où l'on est à la limite de la marche course peut être plus difficile. Maintenant place à la montée du Salève où j'espère bien me comporter après deux parcours moyens les années précédentes.

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