Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève
Photos de la course 2001, 2003, votre avis sur la course
Cette course fait partie du challenge Oxygène des courses de montagne.
La course est le support des championnats de France de course de montagne 2004.
C'est une course de montagne sur route et sentier entre Annemasse (436m) et le sommet du téléphérique du Salève (1097m) de 12 km.
Après quelques kilomètres sur route, on monte sur des entiers au sommet du petit salève (899m) puis on redescent sur Monetier-Mornex à 700m puis la montée menant au téléphérique (1097m).
Une fois en haut, on peut récupérer son sac déposé au départ. Le retour se fait par téléphérique et par bus.
Renseignements sur http://courses.free.fr
Dimanche 4 juin 2000 : 26ème édition de la Montée du Salève (12 km avec 900m +)
Suite à mes nombreuses courses avec des problèmes de boisson, je décide de prendre mon camel-back malgré la longueur de la course. Il a fait très chaud et très beau donc cela a été un bon choix. Je pars avec mes chaussures de trail alors que certains partent avec des chaussures de compétitions sur route. Je me demande comment ils font car le terrain était assez glissant du aux orages de la nuit.
Le départ est donné à 10h sur route. Les premiers hectomètres dans la ville sont plats puis en descente. Je fais ses premiers kilomètres tranquilles (moins de 160 au cardio). On traverse l'Arve vers le centre commercial d'Etrembières et on longe la rivière sur un sentier. Ce sentier longe l'autoroute. Il est plat au début puis ensuite un coup de cul, une descente et on passe sous le pont de l'autoroute toujours sur un chemin en montée, A Bas Mornex, on monte sur une route assez pentue. Comme c'est en ligne droite, c'est un peu décourageant. Les coureurs partis trop vite commencent à la payer. Je suis pas trop mal mais assez prudent. Dans les derniers mètres de ce mur, je marche un peu. On prend à droite, toujours sur une route mais qui monte moins permettant de récupérer. Mais pas pour longtemps, la route monte franchement avant d'arriver au premier ravitaillement. Je prends un verre d'eau pour m'asperger. Je me mouille le dos et la tête en essayant d'éviter le ventre. Pas facile, le tee-shirt et mouillé mais cela ne m'a pas posé de problème. Une main qui tient le tee-shirt pour faire de l'air et éviter le contact avec le ventre et l'autre main pour tenir l'embout de mon camel-back pour éviter le balancement.
Au niveau du ravitaillement, on quitte la route pour un sentier dans le petit Salève. Ce sentier est irrégulier mais sans descente. Dans ce secteur, il y a des chemins qui partent dans tous les sens. Idéal pour se tromper, mais les organisateurs ont bien fait les choses, ils ont bloqué les mauvais sentiers. N'étant pas dans un très bon moment, je laisse partir un groupe que je suivais et je marche pour essayer de récupérer un peu. Un sentier plat m'y aide bien et je reviens sur ce que je suivais. On retrouve une montée irrégulière pour arriver au sommet du Petit Salève. Dans les forts pourcentages, je marche. Les marcheurs partis une heure avant les coureurs nous encouragent sympathiquement.
Après le sommet, on attaque la descente. D'abord, c'est un sentier très étroit au milieu de la végétation où il est impossible de doubler. Je suis un descendeur moyen donc je laisse passer les bons descendeurs. Ensuite, on passe dans la prairie où on doit lutter contre la pente pour ne pas se laisser emporter. Ce n'est pas l'idéal avant d'attaquer le morceau le plus dur. En bas de la descente, on atteint le second ravitaillement dans le village du Monetier-Mornex. Je m'arrose encore la tête, le dos et les jambes.
A la sortie du village, sur route, la pente est très rude. Je marche. Certains continuent de courir mais sans aller plus vite. Ensuite la route se transforme en chemin toujours aussi pentu. Pendant deux kilomètres, il n'est pas possible de courir. Il faut adopter un bon rythme de marche. Il y a bien quelques portions plates lors de la traversée de la route qui monte au Salève mais c'est trop court et le coeur est pour moi déjà proche de 170 (en marchant). A moins d'un kilomètre de l'arrivée, il est à nouveau possible de courir. J'essaie de garder un avantage sur un coureur que j'ai lâché dans la fin de la partie en forte montée. Je profite des nombreux virages pour l'observer. Mais à 100 mètres, il me passe, j'accélère pour qu'il fournisse un gros effort mais je n'insiste pas. Enfin l'arrivée sur l'aire supérieure du téléphérique du Salève. J'arrête mon chrono : 1:16:40 (1:16:43 officiellement) soit 9.4 km/h. Grâce à mon camel-back, je ne suis pas assoiffé et les derniers kilomètres en marchant font que je récupère très vite sans courbatures ni crampes. La vue depuis cet endroit est magnifique. Cela vaut le coup de d'être dépenser pour être monter là-haut (même si c'est plus facile avec le téléphérique). On voit toute la ville de Genève avec son jet d'eau, le bassin genevois, le jura et le Lac Léman. Je repère mes chemins d'entraînement 700 mètres plus bas.
Je me change et je vais voir les résultats. Les derniers concurrents ne sont pas arrivés et déjà on peut connaître sa place et son temps. Bravo pour la rapidité. Je finis 36ème sur 175. Je dois finir 2ème espoir mais cette catégorie n'a pas été récompensée. Le premier finit les 12 km en 59:17. La remise des récompenses arrive très vite sans la traditionnelle attente. Les premiers sont récompensés et quelques lots sont tirés au sort. Enfin, on pense à rentrer d'abord par le téléphérique (compris dans le prix d'engagement pour les coureurs) qui offre également une vue panoramique, puis par un bus qui nous ramène du Pas de l'échelle à Annemasse.
Conclusion : Je suis satisfait cette ma course où je n'ai pas eu de problème. Il faudra peut-être que je refasse monter le coeur assez haut à l'entraînement pour mieux le supporter en course. Suite du programme : deux semaines dures, une découverte de la course d'orientation, une semaine de récupération et une course de montagne encore plus dure.
Les résultats sont disponibles sur le site du responsable de l'informatique : Jean Biron.
Samedi matin, de fortes pluies s'abattent sur la région. L'après-midi, le temps s'améliore. J'espère qu'il ne pleuvra pas dimanche matin mais en ouvrant mon volet à 8h30, mon voeu n'est pas exhaussé. Une pluie régulière tombe et le Salève est dans les nuages. Légère collation : jus de fruit, yaourt, banane. Je ne voulais pas me lever à 6h30 pour prendre un petit-déjeuner complet. Préparation des affaires : je prends un change complet et chaud car il risque de faire froid au sommet.
Arrivé sur les lieux, je récupère mon dossard et le tee-shirt. Je me change dans la voiture. Je décide de partir en cuissard court, tee-shirt et veste légère de vélo à manches longues. Pour m'échauffer, je rajoute quelques couches et visse une casquette sur ma tête. J'espère que cela va protéger mes lunettes et ralentir l'arrivée de la buée et ainsi, me permettre de voir où je mets les pieds. Je mets mes chaussures de trail. Je trottine sous la pluie et m'étire à l'abri. Ma collation ne passe pas bien mais tout va rentrer dans l'ordre avant le départ.
Je pose mon sac pour qu'il soit amené à l'arrivée. Je fais quelques exercices à l'abri pour ne pas me refroidir. Quelques accélérations près de la ligne de départ et je me place derrière les nombreux cracks qui sont présents. Je discute avec un coureur qui a fait l'ultra-marathon du Saleve comme moi et je suis surpris par le coup de pistolet du départ. C'est parti, sous la pluie, pour 12 km.
Cela pars vite. Je me mets en queue d'un groupe d'une 40 d'unités pour traverser les rues d'Annemasse. Cardio à 168. Je cours à mon train et laisse filer le groupe. Quelques virages et je ne reconnais plus le parcours qui devait être le même que l'an dernier. Un signaleur manquait à un carrefour et tout le monde a pris une mauvaise route. Donc, le parcours a été rallongé. Pour redescendre près de l'Arve, nous avons eu de la chance de trouver un escalier. Ce passage étroit a occasionné un bouchon et m'a permis de revenir tranquillement sur le gros du paquet. Par contre, il a eu aussi effet de casser le groupe de tête et d'étirer les coureurs. On retrouve le parcours prévu et traverse l'Arve.
On tourne à gauche pour prendre le premier chemin, le long de la rivière. Je continue à mon rythme. On longe le centre commercial d'Etrembières et prend un large chemin où l'on doit contourner de grandes flaques d'eau. Un premier coup de cul suivi d'une descente où je m'arrête pour refaire un lacet. Je n'ai pas fait mes nombreux nœuds ce qui va se révéler une erreur. Encore un peu de plat puis l'on remonte et passe sous le pont de l'autoroute.
On coupe la route principale et prends une petite route qui monte franchement. Je continue quand même à courir sauf sur les derniers mètres là où la pente est vraiment forte (cardio à 176). Un peu de plat permet de récupérer. Un faux plat montant toujours sur route. La route s'élève plus franchement juste avant le premier ravitaillement. Je prends un gobelet d'eau et bois trois gorgées d'eau en marchant.
On a quitté la route pour les chemins du petit Salève, assez boueux et le lit de ruisseaux. Il faut éviter de nombreuses branches dont beaucoup que je ne vois pas car j'ai ma casquette sur le crâne. Elle me protège des branches d'arbres que ma grande taille à du mal à éviter et de la pluie sur les lunettes de vues. Suit un long passage de chemins qui montent plus au moins et tournent beaucoup. Je marche rarement. Le balisage est correct : de la rubalise bloque l'accès à des chemins et les pancartes de la dernière étape de l'ultra-marathon du Salève nous indique la bonne direction. Je suis dans un groupe que je précède ou qui est devant moins.
Un passage plat et en faux-plat descendant permet de récupérer avant les dernières difficultés pour arriver au sommet du petit Salève. J'essuie pour la première fois mes lunettes avant d'attaquer la descente vers Monetier-Mornex. Le début de la descente s'effectue au milieu de la végétation et ne permet pas de doubler. Je descends bien et pour une fois, ce n'est pas moi qui laisse passer un coureur. Mes chaussures accrochent bien et je ne prends pas de risque. Deux fois coup sur coup, un lacet se défait alors je m'arrête et laisse passer des coureurs dans une portion de prairie sur un chemin étroit. Ensuite, on quitte le chemin et traverse la prairie sur la droite. Des coureurs aux alentours de la 10ème place se sont trompés à cet endroit et ont continué tout droit malgré l'indication d'une pancarte. Je finis ma descente un peu démoralisé par mes deux arrêts, mes places perdues et des jambes pas super.
Nous retrouvons la route pour traverser le village où un second ravitaillement nous attend. J'avale plusieurs gorgées d'eau d'un coup. La pluie continue ne doit pas me faire oublier de boire. A la sortie du village commence la dernière difficulté. D'abord sur route où je courre plus longtemps que deux semaines plus tôt. Je marche quand même mais alterne avec des passages de courses quand le sol de le permet. En effet, plus loin, des rochers parsèment le chemin mais je ne glisse pas grâce aux crampons de mes chaussures. On prend le sentier classique qui mène au téléphérique alors que deux semaines plus tôt, on avait pris le sentier de la crête.
Je courre quand je peux, sinon marche. J'ai de mauvaises sensations en marche, je n'arrive pas à marcher vite. Paradoxalement, cela va un peu mieux en courant. Je relance sur les traversées de la route chose que je n'avais pas faite il y a un an. Un dernier passage de marche et le plus dur est fait. J'ai distancé des coureurs dans la montée qui sont assez loin maintenant et quelques coureurs ne sont pas loin devant, de quoi me motiver pour le final mais le mental ne suit pas. Une portion de route avec deux coureurs quelques dizaines de mètre devant mais ils relancent plus fort que moi. On retrouve un chemin au milieu de la prairie qui mène à l'arrivée. Je finis ma course sans accélérer sous la pluie la plus forte de la journée. Je passe la ligne en 1:17:35 soit 50 secondes de plus que l'an dernier pour un parcours qui a du être rallongé par l'erreur de parcours du début de course.
Je vais boire sous la tente d'arrivée et récupère mon sac pour me changer au plus vite car je suis détrempé. Je trouve un coin abrité par encore envahi par les coureurs. Une fois habillé chaudement, je vais voir mon résultat. Je suis 38ème, 25ème senior. Les 24 premiers marquent des points pour le challenge oxygène de la montagne ; dommage, mais le challenge n'est pas un objectif cette année. Je traîne dans la zone d'arrivée et prends quelques photos. Les nuages gâchent en grande partie la vue sur Genève et son lac.
Je m'assois dans le hall du téléphérique où aura lieu la remise des prix. Cette année, le premier espoir est récompensé alors j'ai le droit à une coupe. Redescente par le téléphérique et attente du bus qui nous ramène à Annemasse.
Le meilleur pour la fin : j'arrive à ma voiture et cherche la clé de ma voiture. Je m'aperçois que j'ai oublié de remettre ma veste dans mon sac. Comme ma clé de voiture était dans la veste, je ne peux pas ouvrir ma voiture. Alors, je rentre chez moi à pied, abrité par le parapluie que je viens de recevoir avec ma coupe. Pour une fois, je n'aurai pas fait ma récupération active en vélo mais en marchant. Après mes lunettes, que pourrais-je oublier la prochaine fois ?
Conclusion : des conditions exécrables pour une course qui a eu un sérieux problème d'organisation ; heureusement qu'il y avait l'escalier, sinon, on en était quitte pour un demi-tour.
Je paye sûrement mes dernières longues courses même si intrinsèquement, je fais un meilleur temps que l'an dernier.
Samedi soir, je décide de faire la course à jeun. Je veux profiter de la proximité du départ pour me lever le plus tard possible. Alors levé dimanche matin à 8h30. Il pleut. Je me prépare et part. Je me prépare comme d'habitude. Après deux éditions où j'ai raté ma course, je me suis mis un peu de pression pour faire une bonne course et me faire mal. 10h, c'est parti.
Départ dans la ville en léger faux-plat descendant. Km 1 en 3'21. Je suis facile, pas trop loin des premiers et juste derrière deux féminines : Isabelle Guillot (4 fois championne du monde de course de montagne) et Anne Do Couto, de mon club, aux portes de l'équipe de France de la spécialité. Km 2 en 3'31. Cela va toujours bien pour moi. Nous sommes sur un chemin plat le long de l'Arve. J'assiste au match. Isabelle mène et relance fort après les obstacles. Anne perds quelques mètres et moi de même sur ma coéquipière. Une courte bosse, regroupement après la partie la plus dure mais Isabelle relance fort et les écarts se recréent. Petite descente, un peu de plat et à nouveau la montée. Je reviens sur ma coéquipière et l'encourage en passant. Km 3 en 4'11.
Nous rejoignons la route et commençons une montée en ligne droite sur bitume. Malgré la fin très pentue, je ne marche pas. Au sommet, j'ai rejoint Isabelle mais elle me redistance aussitôt dans la relance. Un court moment de plat puis un faux-plat qui s'accentue jusqu'au premier ravitaillement. Je bois trois fois une gorgée en marchant. Je ne perds presque rien car la pente est forte à cet endroit. Nous venons de quitter la route pour attaquer les chemins du petit Salève.
Au contraire des années précédentes, je ne marche pratiquement pas. Je reviens sur un coureur que j'ai battu deux fois cette année mais qui a fait bien mieux que moi au France. Je le passe avant un replat permettant de récupérer. Je le laisse repasser devant. Dernière portion de montée. Je marche quand la pente est forte et que cela glisse. Deux coureurs sont revenus sur nous. Passage au sommet du petit Salève.
Sachant la descente très étroite dans sa première partie, je laisse passer les deux coureurs, prends mon temps d'essuyer la buée des lunettes et me lance dans la descente. Personne devant que je dois suivre, rien derrière, je peux descendre comme je veux. Je fais une descente correcte et revient sur Isabelle qui est descendu prudemment. Passage au 10ème km en 48'47. Traversée de Monetier et second ravitaillement. Comme le premier, je prends mon temps pour voir. Il ne pleut pas et l'air est frais, de bonnes conditions donc.
C'est parti pour la dernière montée (400m+). D'abord sur route où je courre le plus possible, je reviens sur Isabelle et la passe, elle me repasse de suite. A nouveau du chemin avec beaucoup de grosses pierres. Ayant forcé pour courir, mon rythme de marche est assez lent. Je relance sur un passage plus facile. Je repasse Isabelle encore une ou deux fois avant qu'elle ne me distance définitivement. Nous revenons sur le coureur rattrapé auparavant. Fin de la partie difficile. Plus qu'une petite montée sur route où je croise le ouistiti venu en spectateur. La fin du parcours serpente dans des champs pour arriver au téléphérique. Le brouillard est présent alors je ne vois même l'écart qui me sépare d'Isabelle. Je passe la ligne d'arrivée en 1:10:8. 6'30 de gagné en 2 ans.
Je marche pour récupérer et vais boire. Un coup d'oeil aux résultats : 17ème. Je me change et attends la remise des prix qui à la bonne idée de se dérouler à l'extérieur au moment où la pluie tombe fort. Redescente en téléphérique puis retour en bus sur Annemasse.
Conclusion : cette fois, je suis satisfait de ma course, j'ai atteint un de mes objectifs qui était de passer la barre des 10 km/h. J'ai réussi à me faire mal et à mettre moins de temps sur la dernière partie qu'à l'entraînement, 18'30 contre 20'.
Départ tranquille, bon début du petit Salève derrière Amoudruz puis j'en ai toujours gardé un peu sous le pied jusqu'à la ligne.
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