Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève
Photos 2001, votre avis sur la course, photos 2002
Cette course se déroule sur 3 étapes en 3 jours pour un total de 93km. Nouveau parcours en 2004, 42, 30 et 21 kms, détail sur le site de Collonges sous Salève
Contact :
Gérard Rex
52 allée des Launages
74160 Collonges s/saleve
Tel : 04 50 43 67 33
Fax : 04 50 43 68 19
Avec un dénivelé positif d'environ 1100m, la deuxième étape part de Colonges sous Salève sur une place près de la Poste. Tout de suite, après le départ une montée sur route nous annonce la couleur de la journée. Sur cette course qui se déroule sur trois jours, les coureurs ne s'échauffent pas donc même les premiers partent très lentement. Jusqu'au Golf du Bossey, la course se déroule sur route. Ensuite, on attaque une forte pente sur un sentier étroit qui longe les carrières du Salève. Un peu de plat sur sentier puis un descente dans un éboulis où des kamikazes me doublent facilement. Malgré ma prudence, j'ai droit à ma première chute qui me refroidit un peu. Après un peu de plat sur chemin et une descente sur route, on attaque le sentier Orjobet qui monte au sommet du salève. La montée dure envirion trois kilomètres sur une pente régulière. Je l'effectue en marchant comme toutes les portions de montés forte. Au milieu de la montée, on passe dans une grotte où un cable est bien utile pour monter sans glisser.
On atteint un ravitaillement après quelques faut plats. Puis suivent des portions de descente sur route et sentier. A un point de contrôle, on m'annonce que je suis 4ème. Je suis tout étonné. Je ne suis pas loin du troisième avec qui j'ai monté la grande côte mais qui m'a distancé par la suite dans les descentes dangeureuses.
Ensuite, on remonte sur un chemin qui comporte quelques portions plates permettant de relancer l'allure en courant. A une bifurcation, j'ai pris une mauvaise direction et j'ai suivi la parcours de la vielle. Une fois que je me suis aperçu de mon erreur, j'ai fait demi-tour et j'ai perdu tout contact visuel avec celui que je suivait.
Un peu plus loin, j'ai effectué une pause pipi et j'ai un court arrêt pour regarder la vue sur le bassin genevois. Malheureusement, cette journées était nuageuse et faiblement pluvieuse donc la vue n'était pas dégager. Par contre, ces deux arrêts m'ont permis de récupérer de la montée précédente et d'entamer la longue descente dans des conditions correctes. A un moment, suite à un changement de dernière minnute de parcours, une portion n'était pas signalé avec la couleur du jour mais avec celle de la vielle. Je croyais mettre encore trompé mais un spectateur et venu m'annocer que les premiers avaient pris le même chemin donc que j'étais sur le bon sentier. Encore quelques minutes de perdues.
Ensuite, j'ai descendu la longue montée que l'on avait escaladé plutot dans la matinée. Je ne suis pas un bon descendeur et au milieu de la descente, je me suis fait doublé par un coureur. C'est pas grave, je suis encore 5ème, une place que je ne m'attendais pas à faire. J'ai continué prudemment pour éviter la chute.
Vers la fin de la descente, je me suis trompé de chemin. Il y avait deux chemins à peu près parralèle et j'ai pris celui de droite au lieu de celui de gauche. J'ai hésité à faire demi-tour mais au bout d'un moment, un chemin partait sur la gauche et rejoignais l'autre mais au pris d'une portion de montée dont je me serais bien passé. Les deux montés et la descente ne r essentaient dans les jambes.
A la fin de la descente, il y avait une portion de route à peu près plate puis un prenait un sentier dont l'entrée était caché. Celui-là d'autres coureurs l'ont loupé mais pas moi. Ce sentier longeait et traversait un ruisseau. A la sortie de ce sentier, encore une portion de route mais en forte pente qui a bien fait mal.
Pour finir, un sentier sur gravillon avec des petites buttes casses-pattes en enfin l'arrivée. Je finis 5ème/~40 en 3h15'11. Le vainqueur finit en 3h01. Il faut relativiser ma bonne place car les autres coureurs effectuent les trois étapes de ce super marathon. Ils avaient fait la vielle un parcours de 42 km et s'appretaient à faire le lendemain un parcours de 21 km. Moi, je n'ai participé qu'à une épreuve donc j'arrivais plus frais et je pouvais tout donné sans penser au lendemain.
Sur cette course, j'ai inauguré mon camel-back qui m'a bien servi. J'ai pu boire de l'eau très régulièrement et je n'ai pas eu de problème au ventre. Au ravitaillement, j'ai pris du sucre ou des morceaux de banane. Je n'avais plus de force sur la fin donc cela ne doit pas suffire pour un tel effort.
Je suis satisfait de ma gestion de course. Je suis parti tranquillement et j'ai bien géré les fortes pentes. Je n'ai jamais courru trop longtemps ce qui me mets dans le rouge. A la fin de la première longue montée, on a ratrapé un concurent qui s'évertué à courir alors qu'on le suivait sans problème en marchant.
Conclusion : Ce fut une superbe journée avec une très bonne ambiance entre coureur qui s'entrendent pour affronter ces trois étapes très difficiles. Pour la suite de ma saision sur les courses de montagnes, il faut que je m'améliore en descente. En monté, j'ai un niveau correct grâce notamment à mon faible poids (62 kg pour 1m87). L'an prochain, j'essaierais de faire la première et le dernière étape afin de faire la totalité en 2002 si les organisateurs qui font un bouleau formidable ont toujours les moyens de faire cette très belle épreuve.
Jeudi 24 mai, levé à 8h sous un ciel dégagé, comme d'habitude, soit seulement deux heures avant le départ de la première étape. J'ai fait des sorties longues en montagne dans les mêmes conditions sans problème. Petit déjeuner classique. Préparation des affaires et direction Neydens. Pratiquement tous les coureurs sont déjà en tenue. Comme je n'ai pas prévu de m'échauffer, je ne suis arrivé que 45 minutes avant le départ. Je récupère mon dossard : le 108. Je vais me changer et je reviens vers le parking pour prendre des photos. J'arrive juste au moment où la photo de groupe est prise. Tant pis, je ne serai pas dessus mais elle sera dans la boite.
J'écoute les consignes en m'étirant, rien de particulier pour cette étape. Le parcours prévu est praticable. Dernier pipi, camel-back rempli d'isostar sur le dos et l'on se rassemble pour le départ. Les 2 premiers kilomètres sont neutralisés car il faut traverser une départementale à fort trafic et les organisateurs ne veulent que le peloton soit trop étiré et stoppe la circulation. C'est parfait, cela permettra de s'échauffer. Le décompte : 5, 4, 3, 2, 1 et c'est parti pour 42 km.
Sorti du camping de la Colombière (550 m d'altitude), on prend une route parallèle à la départementale. La route se transforme en chemin puis plus de chemins. Passage dans les champs avec quelques fils gênants. Je me place dans la première partie. On coupe la départementale que l'on longe ensuite jusqu'au pied de la première bosse. La course peut commencer. Un coureur accélère et est suivi par quelques autres. Comme je suis enfermé, je ne les suis pas. Je monte tranquille cette bosse d'abord sur route puis chemins. Le cœur monte très vite. Je suis presque à 170 avec un rythme de respiration qui ne corresponds pas. Peut-être le stress du départ d'une course aussi difficile.
A la sortie de Bléchens, la route s'élève. Je prends un rythme de croisière. Premier ravitaillement. Je bois un peu d'eau et m'arrose la tête car il fait chaud. On continue à monter par une route puis par une piste forestière. Je double un peu. On coupe rapidement la piste par des sentiers dont certains sont vraiment boueux. Je ne suis pas à fond mais malgré tout mon cardio indique 170. Passage au sommet de la bosse (920m) et on redescend vers Beaumont par un chemin en foret très agréable. Je m'arrête pour faire pipi. Quelques coureurs me repassent. La descente vers Beaumont s'effectue sur des chemins variés : chemin agricole, route, sentier étroit où la végétation m'oblige à me baisser.
J'arrive au ravitaillement d'arrivée (752m - 10 km) en un peu moins d'une heure. Suit une longue portion de route vallonnée vers Jussy puis un chemin jusqu'aux Crets. On longe la nationale qui monte au Mont-Sion et l'on a de belles vues sur ce coin. Mon cœur est encore haut par rapport à mon allure. J'ai quelques coureurs en point de mire mais je ne m'en occupe pas. On arrive au pied de la principale montée du jour. Quelques premiers paliers permettent de récupérer avant une pente très raide. La marche est de rigueur. Je double un coureur dans cette monté mais je suis distancé par un autre. On sort du bois et traverse une prairie ou paissent quelques vaches. Un des nombreux passages de barrière de la journée. L'étroitesse de ce passage fait qu'il faut le passer au ralenti.
On retrouve un large chemin qui monte dans un premier temps puis est légèrement descendant. La vue est dégagée et superbe. On voit Genève et son lac. Deux coureurs ont un peu d'avance sur moi. On arrive à un ravitaillement (1150m). Je prends en plus d'un demi-verre d'eau, deux morceaux de bananes. Le mélange eau, isostar, banane ne passe pas et j'ai une gêne au ventre mais cela ne m'empêche pas d'effectuer la portion suivante à une vitesse correcte. Légère montée sur un chemin. On arrive à la route du Salève que l'on évite pour aller au Grand Piton (1379m). Passage au sommet au milieu des lapiaz. Petite descente dans les rochers où je glisse sur une pierre mais sans tomber. Passage dans la prairie pour rejoindre la route. Un coureur me rattrape et passe devant sur la portion de route. A cause d'un léger mal au ventre, je ne le suis pas. Après plus d'un kilomètre de route, on prend un chemin qui offre une vue sur une partie du lac d'Annecy. Je suis toujours bien. Mon coeur reflète enfin mon allure.
Je vois un coureur en sens inverse et reconnais le ouistiti qui avait dit qu'il viendrait faire un tour. On court ensemble jusqu'au prochain ravitaillement. Je remplis mon camel-back. Il restait de 20 à 30 cl de liquides. Je bois et rattrape le ouistiti qui m'avait attendu en marchant. On discute sur un chemin plutôt en descente qui mène à la Croisette (1150m, 25.5 km) où il me laisse. Au ravitaillement, je m'accroupis pour détendre mes genoux.
Je reprends un chemin qui monte puis la route. Je me rapproche d'un coureur connu qui a à peu près mon âge. On quitte la route pour un chemin sans difficulté. A la grange Gaby, je m'arrête pour enlever quelque chose dans ma chaussure qui me gêne. Ne voulant pas que mes lacets se défassent, je fais de nombreux noeuds qui prennent du temps à défaire et refaire. Pendant cet exercice, je suis doublé par un coureur que je ne reverrais pas. Je repars juste devant un autre coureur que je distance dans la pente. On rejoint la route que l'on suit sur quelques centaines de mètres et que l'on quitte pour la Tour. Passage à un ravitaillement (1150m). Je bois encore l'intégralité d'un gobelet d'eau à moitié rempli soit 4 à 5 gorgées. Long passage sur une prairie avec toujours le coureur qui va moins vite que moi en point de mire. Redescente vers la route puis on reprend le même chemin qu'auparavant mais dans l'autre sens. Je croise quelques coureurs qui ont donc 4 kilomètres de retard sur moi. Retour à la croisette où je ma ravitaille et m'accroupis. Je retrouve le ouistiti. On prend un large chemin qui monte par paliers. Je double enfin le coureur qui me précédait. D'après Olivier, je suis 10ème au scratch et deux coureurs ne font qu'une seule étape. Plus loin, je double encore deux autres coureurs dans un passage où il faut marcher. On quitte la forêt et traverse une prairie qui monte encore vers un ravitaillement (1321m) où j'avais rempli mon camel-back. Dans cette portion, le ouistiti voit un coureur de son club et accélère pour une leçon de pompeaucultheraphie. Je garde mon rythme et passe également ce coureur ainsi qu'un autre.
Une portion de route où Olivier me laisse et l'on attaque la grande descente vers l'arrivée. Je ne vois pas qu'il faut couper un grand virage sur une piste forestière, alors le copain du ouistiti me passe. De toute façon, il descend plus vite que moi donc il m'aurait rattrapé et distancé. En effet, je n'ai pas aimé cette portion de piste à cause notamment des nombreux cailloux. Etant en descente pas trop prononcée, en temps normal, j'aurais dévalé cette longue portion mais ne voulant pas me tuer les cuisses, j'ai descendu tranquillement puis mon bon état général.
J'arrive au début d'une descente en lacet qu'Olivier m'a annonçait terrible. Je m'accroupis détendre mes genoux et c'est parti pour ce que je pense être une galère. Mais paradoxalement, je préfère cette descente en sous-bois avec moins de pierres et des lacets. Je descends tranquillement et m'attendant à être rejoint par des coureurs meilleurs descendeurs que moi mais non.
Je ne suis pas très loin des crampes aux mollets alors je bois mais plus d'eau dans ma poche. Il aurait fallu que je la remplisse une autre fois. Comme il ne reste qu'un ou deux kilomètres, ce n'est pas trop grave. Je descends la dernière portion de route en accélérant et je passe la ligne sous les encouragements. Mon temps : 3:55:13 à ma montre pour environ 42 km, je crois à la 7ème place. Je fais rapidement demi-tour pour rejoindre le ravitaillement placé avant la ligne et j'engloutis deux verres d'eau. Je n'ai mal nulle part, cela va bien. On verra demain si l'en est de même. Habituellement, j'ai des courbatures pendant deux jours après ce type de sortie.
Un yaourt avalé et un deuxième commencé et je vais me nettoyer les jambes et me changer. Je mange deux gâteaux de semoule pour rapidement recharger les glucides.
Je commence le repas servi aux coureurs mais je n'ai pas envie de ce qui est proposé alors je n'insiste pas. Je profite de ce que le ouistiti est arrivé pour redescendre dans sa voiture au départ distant de quelques kilomètres. Je récupère ma voiture et je rentre.
20 minutes de vélo sur le 42*21 dans les rues de ma commune et une séance d'étirement avant de me reposer les jambes surélevées et un repas avec patte, oeuf, jambon, yaourt et une pomme. D'habitude, je ne mange pas d'aliments protéinés le soir mais j'espère que cette exception va m'aider à éviter les courbatures aux cuisses. Rédaction de ce long compte-rendu, une douche avec massage des jambes et dodo.
Conclusion : j'ai réussi à finir cette première étape en n'en gardant sous le pied. J'espère pouvoir faire la même chose demain et de tout donner à la dernière étape tout en montée pour gagner quelques places au général.
Mon alimentation en course n'est pas top. Je n'ai pas de fringales mais des maux de ventre.
Belle étape dans une partie du Salève que je ne connaissais pas avec des points de vue sur le lac d'Annecy, la vallée de l'Arve, Genève, son lac et le Jura.
Hier soir, couché à 22h30, j'ai du mal a m'endormir. Je vais aux toilettes à 1h30 puis à nouveau à 5h20. Bon signe, je n'ai pas de courbatures. J'essaie de me rendormir mais sans trop de succès. A 8h, le réveil sonne et je me lève sans courbatures. Seul une callosité au pied me gêne un peu. J'ouvre mon volet, le Salève est sous les nuages mais d'après la météo locale, il devrait faire beau.
Petit-dejeuner, préparation des affaires et c'est parti direction Collonges-sous-Saleve, encore moins loin qu'hier. J'arrive sur place vers 9h20 et vais faire un tour sur la place du village. Les résultats de la première étape ne sont pas affichés mais je les vois dans le Dauphiné. Je suis 5ème au général à 4 minutes du 4ème. Mon objectif du jour est de ne pas perdre de place et le moins de temps possible sur le 4ème.
Je me change et m'étire pendant les consignes du jour. La photo souvenir, et c'est parti pour 30 kilomètres (500m). Ne m'étant pas échauffer, je pars tranquille. Devant, un fou part à toute allure. Les premiers kilomètres s'effectuent sur route en montée puis en descente. On quitte la route au niveau du golf pour un sentier en sous-bois. J'ai un garde du corps dans mon dos. Au bout de quelques hectomètres, le sentier s'élève franchement le long d'une carrière. Les arbres aident à ne pas glisser sur ce sol gravillonneux. Je vais un peu plus vite que les deux coureurs devant donc mes jambes vont bien.
Suit une partie agréable dans la forêt sur un sentier qui monte et descend. Puis, on tourne à gauche sur un sentier bien raide. Je profite de ce passage de marche pour changer mes lunettes. J'étais parti avec mes lunettes normales à cause des nuages mais comme ces derniers se dissipent, je mets mes lunettes de soleil. Plus loin, dans une descente technique, je laisse passer deux coureurs et serpente tranquillement au milieu des arbres. Encore une partie vallonnée en foret et on arrive par la route au premier ravitaillement (km 8, 51 minutes, 666m). Aujourd'hui, pas de bananes, seulement de l'eau.
Après ce ravitaillement, le gros morceau de la journée commence. Je l'attaque en compagnie du 4ème au général. Quelques passages permettent de courir mais le principal s'effectue en marchant. Je prends les commandes et prends mes distances. Mon garde du corps qui m'a distancé dans la descente technique (le méchant :-)) n'est pas loin devant. Je l'aperçois par moment mais je ne lui reprends pas de temps. Comme j'ai marché dès le début, mon cardio indique seulement 155. Passage humide dans la grotte d'Orjobet. Un câble permet d'éviter de glisser sur les marches taillées dans la pierre. Avec mes lunettes de soleil, je ne vois pas grand chose car on passe dans une sorte de tunnel. Encore un effort et l'on voit la fin de la grande montée. Un chemin plus roulant mène à la route. Le coureur est toujours devant et je ne vois personne derrière.
On retrouve un chemin déjà parcouru deux fois hier. Je m'arrête pour un petit pipi. Personne ne me passe. Second ravitaillement (km 12, 1176m). Je remplis mon camel-back avec de l'eau, m'accroupis et bois un peu.
Je repars par un large chemin plat puis on redescend de l'autre cote du Saleve. Le chemin est en forêt et coupe la route. Il faut faire attention au balisage pour ne pas se tromper. J'essaie de descendre assez vite pour garder le contact mais vu les qualités de descendeur de mon prédécesseur, je ne le reverrais pas sur une portion de route dégagée. Sur cette route plate, je vais à un rythme supérieur a celui d'hier. Une descente sur un chemin parsemé de pierre nous mène au prochain ravitaillement (867m).
Un dernier bout de descente et l'on remonte sur un large chemin. Quelques portions plates permettent de courir mais dans l'ensemble je marche. Je regarde devant moi pour voir si je vois un coureur mais rien. Alors je continue seul.
Je retrouve une portion commune aux trois étapes que j'effectue plus vite que la veille à mon avis. Je retrouve la route et une personne m'annonce qu'un petit groupe est à trois minutes et qu'un coureur est juste devant. En effet, je le vois enfin. Un bout de route plate et une montée jusqu'au ravitaillement (km 20 - 2h19 - 1286m). J'arrive au moment où il repart. Je m'arrose, bois et part à sa poursuite dans une longue prairie. Comme cela monte, l'écart diminue mais sur la fin, cela redescend alors l'écart augmente.
Avant le début de la grande descente (même parcours que pour la montée), je m'accroupis pour récupérer un peu. J'attaque la descente à mon rythme. Passage obscur dans la grotte. Un coureur me rattrape alors je le laisse passer et ne cherche même pas à le suivre. Pourtant, je me suis amélioré en descente et j'y éprouve presque du plaisir.
J'arrive au pied de la descente à un ravitaillement (666m). Il reste 4 kilomètres plutôt en descente jusqu'à l'arrivée, d'abord sur route. Je prends un bon rythme. On récupère un large chemin. Mon camel-back est presque vide. Je finirais à nouveau sans eau. On prend un petit sentier le long d'un ruisseau, un peu d'entraînement de haies pour passer les arbres couchés et traverser le ru. Escalade d'un talus pour rejoindre une route où un dernier coup de cul se présente. Je le monte presque entièrement en courant. L'arrivée est proche. Plus qu'un chemin de santé qui à la mauvaise idée de comporter des petites bosses vers la fin. Je ne suis pas à fond mais presque. Je finis 6ème (je crois) en 3:03:24 (10 minutes de moins que l'an dernier). Trois coureurs sont à une ou deux minutes devant moi. Le second (qui est parti comme un fou et s'est perdu en route) et le 4ème du général (tendinite) sont loin alors je pense que je conserve ma place.
Je bois en marchant. Je n'ai pas de crampes au mollet mais je suis moins frais que la vieille. Je prends mon sac et récupère à l'ombre en mangeant un yaourt. Je me change et mange mes deux gâteaux de semoule. Le repas composé de spaghetti à la Bolognaise m'attire plus que le repas de la veille alors j'en mange deux assiettes. Une personne propose de ramener des coureurs au départ alors je récupère ma voiture et retourne à l'arrivée. Je fais la queue pour me faire masser par un kiné. J'en ai plus besoin que la veille. Une fois massé, je rentre, réponds à quelques mails et tape ce compte-rendu.
Conclusion : j'ai été étonné d'avoir si bien récupéré. Je fais une bonne étape physiquement. Je la finis dans un état correct. Un peu plus dur pour le moral car j'ai couru pratiquement toute l'étape seul sans point de mire.
Demain, je vais essayer de reprendre quelques places au général si les écarts ne sont pas trop grands.
Vendredi soir, un peu de vélo une fois rentré à la maison. Repas (riz + jambon + oeufs), étirements, repos et douche avec massage des jambes. On ne change pas une méthode qui a l'air de fonctionner. Lors du massage par le kiné, une petite douleur est apparue derrière le genou gauche mais plus rien le lendemain, ouf ! Mon seul vrai problème est une callosité au pied droit, du coté intérieur, à la base du gros orteil. Une ampoule s'est en plus greffée dessus. Extension des feux vers 11h20.
Encore une nuit moyenne. Je suis réveillé vers 5h et j'ai du mal à me rendormir. Levé à 7h, soit une heure plus tôt que les jours précédents car je veux être sur d'avoir digéré voulant faire la course. Il faut encore un temps radieux. Les jambes sont lourdes mais sans courbatures.
Petit-déjeuner, repos, étirement, repos, préparation des affaires. J'arrive au téléphérique du Salève vers 9h20. Il y a du monde car une vingtaine de coureurs sont venus pour faire uniquement la dernière étape. J'essaie de trouver le classement général mais en vain. Je partirais dans l'inconnu. Je mets mon sac dans une benne du téléphérique pour pouvoir le récupérer à l'arrivée. Je me change et m'étire en écoutant les instructions du jour.
A 10h, départ. Je pars tranquille sur les premiers kilomètres de route. Je ne m'inquiète pas des coureurs devant moi. Je m'échauffe tranquillement sur la traversée plate du Pas de l'échelle. On monte le pont qui traverse l'autoroute et on la longe sur une route en montagne russe. Une descente raide et on arrive à une difficulté imprévue. Un portail fermé de 2 mètres de haut à escalader. Une poubelle bien placée aide à la tache.
On prend un petit sentier au milieu de la végétation dont des orties. Montée, descente, puis on longe le mur antibruit de l'autoroute. On retrouve une route qui monte. J'ai le vainqueur des deux premières étapes (un américain qui habite à Genève) en point de mire. Il a du s'arrêter pour un besoin naturel. Je double quelques concurrents dans la montée. Traversé du village de Bossey avec un premier ravitaillement. Un peu d'eau dans la bouche et sur la tête. J'ai toujours ma poche à eau remplie d'1.5l d'isostar. Traversée d'un champ avant d'arriver au Golf de Bossey. Pelouse en montée, route et on arrive dans la forêt de Bossey où l'on emprunte une succession de sentiers agréables plutôt en côte. J'ai deux coureurs en point de mire et un peu d'avance sur mes supposés suivants au général.
Mon cor au pied se fait surtout sentir en descente mais ne m'empêche pas d'avances. Apres ces premiers kilomètres, je suis assez bien. On descend la fin du sentier raide de la vieille le long d'une carrière. Un coureur me rattrape mais ne passe pas devant. On retrouve la route que l'on avait prise un peu plus tôt et on l'a quitte de suite pour traverser la carrière, passage que je ne connais pas car normalement interdit au public. Un ravitaillement à l'entrée. Je repars vite pour une portion de route plate, en descente et en montée. J'ai toujours les deux coureurs en point de mire et l'Américain un peu plus loin. Je marche dans la montée raide sur route. Un sentier étroit au milieu de la végétation et une dernière descente pour quitter la carrière.
On est au pied d'une des difficultés de la journée, une côte que j'ai souvent montée à l'entraînement. Très vite, je double un concurrent allemand et prends mon rythme de croisière en marche rapide. Je rattrape un français et le double. Sur la fin de la montée, je reviens dans les pas de l'Américain ce qui démontre ma bonne condition du jour.
On traverse le village de Monnetier-Mornex sur une route plate. Un ravitaillement et tout de suite un sentier qui mène au sommet du petit Salève. Ce sentier comporte de nombreuses pierres mais comme il faut marcher, cela ne me dérange pas. Il monte droit dans la pente. Je maintiens l'écart que l'Américain a creusé sur le plat. Passage d'une prairie avec des gros pourcentages et fin de la montée dans la forêt. Je reviens sur l'Américain et on double un concurrent allemand. Au sommet, on est revenu sur un suisse.
L'Américain et le Suisse relancent plus vite que moi au sommet et me distancent dans la descente qui suit. Cette descente n'est pas trop pentue et comme je me sens bien, je la fais à un bon rythme. Plusieurs changement de direction bien signalé, une portion plate. Le coureur français me rejoint sur la fin de la descente. Je prends sa foulée dans la descente sur route et passe devant sur le faux-plat montant qui ramène au précédent ravitaillement. J'ai l'Américain qui a légèrement distancé le Suisse en point de mire. Ravitaillement : eau, accroupissement.
On quitte le village et on attaque la partie la plus dure de l'étape. D'abord sur route, je marche très vite dans la pente en allant aussi vite que ce qui court. On retrouve un chemin et je rattrape le coureur suisse. On quitte la montée habituelle pour prendre le chemin des Crêtes. Je lâche le Suisse et maintiens l'écart sur l'Américain. Passage d'une zone rocheuse où les mains sont nécessaires. Grâce à l'emploi de la marche des le début de la difficulté, je ne suis qu'à 160 pulsations. On passe au Chalet de la Croix où se trouve un restaurant. L'Américain me reprend quelques mètres gagnés précédemment sur une portion plate où il courre alors que je continue à marcher. On est à peu près à la moitié de la difficulté.
Je continue ma marche que j'essaie la plus rapide possible. Je rattrape l'Américain, le suit quelques instants, le passe et le distance de suite. Cela fait du bien au moral. Avant l'aire du téléphérique, quelques portions permettent de relancer. On voit la ligne d'arrivée mais il faut encore faire une boucle de 4 kilomètres. Je me ravitaille et repars quand l'Américain arrive. Je ne prends pas le bon chemin et suis tout de suite remis dans la bonne direction (ma seule faute de parcours).
On retrouve la route du Salève qui descend sur plusieurs hectomètres. Un changement de direction sur le droite et l'on prend une route qui monte. Suivant les pourcentages, je marche ou courre. Je surveille mon avance sur mon poursuivant. Elle est stable. On quitte la route pour un sentier qui monte légèrement. Je me sens bien et avance à un bon rythme. L'écart semble augmenter. On retrouve le passage commun aux trois étapes. Cette fois-ci, je courre tout du long. On traverse la route et une praire qui mène à la Tour. Au somment, le vent souffle de vent de face et rend le basculement dans la descente pénible.
Je descends le plus vite possible en faisant attention aux marcheurs qui ne s'écartent pas forcément à notre passage. Je relance bien dans les parties qui me le permettent mais cela ne suffit pas et j'entends l'Américain revenir sur moi à quelques encablures de l'arrivée. Je le laisse passer et prends sa foulée. Quelques escaliers, une partie bitumée en descente, un virage à 180° et la dernière ligne droite sur herbe. Je me sens encore très bien alors je lance un sprint comme je ne fais jamais et je le passe juste avant la ligne. On se félicite mutuellement. Il vient de gagner l'ultra marathon. Je finis 4ème en 2:01:05 pour 21km derrière deux coureurs qui n'ont fait que la dernière étape et un concurrent qui s'est perdu dans la deuxième étape et qui n'a pas été classé.
Encore une fois, j'ai fini, mon camel-back vide, alors je vais boire deux grands verres d'eau. Je vais récupérer mon sac dans le hall du téléphérique et m'installe au bout de la ligne d'arrivée sur la pelouse, très agréable. A 1090m d'altitude, il ne fait pas trop chaud.
Je me change et prends en photo tous les concurrents qui finissent ces trois difficiles étapes. Bravo à tous. Je discute avec divers concurrents et je demande une ébauche de classement final mais les organisateurs préférant ne rien dire pour ne pas se tromper et s'exposer à des controverses. Il faudra attendre la remise des prix. J'espère faire un podium mais comme je ne connais pas le classement du matin, je suis dans l'incertitude.
Redescente par le téléphérique et trajet jusqu'à Neydens en voiture avec un coureur qui a de nombreuses courses à son compteur : Sierre-Zinal, 6000D, grand raid de la Réunion...
Je profite des douches du camping mais pas de la piscine car je n'ai pas de maillot. Attente du repas au cours duquel je discute avec un coureur local qui a la même valeur que moi. Discours en tout genre pour attendre l'arrivée des résultats et remise des prix pour le classement général seulement. Pour faire durée le suspense, la catégorie senior hommes et récompensé en dernier et à partir du dernier de la catégorie. Je suis finalement 4ème, déçu sur le coup et ravi après-coup de ma performance générale sur les trois jours. Je fais les 93 km en 9:00:00, temps organisateur à 8 minutes du 3ème (le Français) et 32 du vainqueur (l'Américain), le Suisse est second. Je reçois une coupe, affiche, diplôme personnalisé, sweat-shirt ainsi qu'un tee-shirt donné le premier jour. Cassé de partout, je rentre sur Annecy. Repos, repas, repos, douche et dodo. Dimanche matin, toujours pas de courbatures et cela de mieux en mieux.
Conclusion de l'étape : parti prudemment, j'ai fait une excellente remontée en doublant les premiers du général et terminant cette étape dans un excellent état. Un parcours parfait pour moi : presque pas de descente et des montées qui oblige à marcher.
Conclusion de l'ultra-marathon du Saleve : course très bien organisée avec ravitaillements et balisage adéquat. En étant attentif à ce dernier, il est difficile de ce tromper. Parcours superbe et varié. Petit reproche personnel, le départ et l'arrivée des deux premières étapes n'est pas au même endroit.
Premier jour en n'en gardant sous le pied. Deuxième jour en limitant les dégâts en temps et physiques. Troisième jour, cours de rêve. Excellente récupération comme l'avait annoncé le Papy.
L'an prochain, le parcours ne devrait pas changer alors je ne sais pas si je vais le refaire.
| nom | prenom | etape 1 | Place | etape 2 | Place | apres 2 etapes | Place | etape 3 | Place | general | Place |
| cobb | john | 03:33:11 | 1 | 02:53:45 | 1 | 06:26:56 | 1 | 02:01:15 | 2 | 08:28:11 | 1 |
| cand | stefan | 03:41:48 | 2 | 03:03:00 | 3 | 06:44:48 | 2 | 02:01:40 | 3 | 08:46:28 | 2 |
| buet | jean-luc | 03:50:31 | 3 | 02:56:46 | 2 | 06:47:17 | 3 | 02:04:52 | 4 | 08:52:09 | 3 |
| loubet | serge | 03:54:21 | 6 | 03:04:25 | 6 | 06:58:46 | 4 | 02:01:14 | 1 | 09:00:00 | 4 |
| bossonney | denis | 03:56:20 | 8 | 03:03:43 | 5 | 07:00:03 | 6 | 02:09:32 | 7 | 09:09:35 | 5 |
| kayser | bengt | 03:56:07 | 7 | 03:03:26 | 4 | 06:59:33 | 5 | 02:11:08 | 8 | 09:10:41 | 6 |
| bouchet | jean-louis | 03:50:40 | 5 | 03:10:34 | 8 | 07:01:14 | 7 | 02:13:03 | 9 | 09:14:17 | 7 |
| naujok | werner | 03:57:14 | 9 | 03:09:27 | 7 | 07:06:41 | 8 | 02:09:59 | 6 | 09:16:40 | 8 |
| kremmer | andreas | 04:11:49 | 10 | 03:14:51 | 9 | 07:26:40 | 10 | 02:07:14 | 5 | 09:33:54 | 9 |
| excoffier | denis | 03:50:38 | 4 | 03:26:57 | 10 | 07:17:35 | 9 | 02:25:07 | 10 | 09:42:42 | 10 |
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