La course à pied en Haute-Savoie

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La grande course du lac à Aix-les-Bains

Résultats 2001 individuel et par équipes, votre avis sur la course

La course

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Ma course 2001

Levé à 7h, petit-déjeuner et préparation en 40 minutes. Je pars un peu à la bourre pour Aix-les-Bains. Arrivé au grand port, je récupère mon dossard et me change rapidement. En venant, il pleuvait alors je mets des habits pour affronter la pluie : cuissard court, maillot technique, ma veste de vélo à manches longues et la casquette. Je mets des chaussures d'entraînement, vu la distance et la majorité de route. Je m'étire et le speaker annonce que le départ aura lieu à 9h au lieu de 8h30. Il avait annoncé un départ à 8h30 pour être sur que tout le monde serait à l'heure. En effet, certains doivent prendre un bateau qui part à 8h45 pour atteindre le lieu du premier et second relais. Alors, je m'étire et vais de nombreuses fois aux toilettes. J'ai froid en attendant et je suis pressé que cela parte. Le ciel se dégage de l'autre coté du lac sur la dent du chat.

Enfin, on se rassemble et c'est parti. Il y a les premiers relayeurs et une centaine de coureurs qui font le parcours entier. Pour une fois, je suis dans les toutes dernières positions et je pars tranquille. Nous prenons de grandes avenues pour traverser et sortir de la ville. Je suis un groupe de 3 pour éviter de partir trop vite mais quand la féminine indique qu'elle est à 155 pulsations et qu'ils décident de ralentir, je passe devant et garde le rythme. Après des délires de mon cardio à 205 ou 193, je suis en 130 et 140.

Premier ravitaillement. J'ai pris mon camel-back avec de l'isostar. Je bois quand même un peu d'eau et je marche. Juste après, passage au 5ème km en un peu plus de 25 minutes. Nous prenons quelques instants un chemin entre le golf et la voix ferrée. Je reviens sur des coureurs, d'autres me dépassent mais je ne suis pas, je garde mon rythme tranquille. Du sol un peu boueux, après les pluies de la nuit, des petites montées et descentes. Passage au 10ème km à Voglans en un peu plus de 50 mn (GPAO donc). Une bonne côte qui fait monter mon cœur. Je raccourcis la foulée pour ne pas me laisser aller dans cette montée. Traversée de la nationale sur un pont et nous prenons une petite route qui nous mène à un ravitaillement. Je bois quelques gorgées d'eau et marche. Après cet arrêt, nous prenons un chemin, parfois très boueux qui fait que je suis à 150 en gardant le même rythme. Nous contournons l'aérodrome du Bourget.

Un peu de route et une longue ligne droite sur chemin gravillonneux. Je rejoins un concurrent avec qui je vais faire un bout de chemin. Ensuite, du bitume pour traverser le domaine universitaire. Nous empruntons une partie du parcours du marathon de Savoie. J'ai distancé mon compagnon, sûrement à cause d'un arrêt pipi alors je fais de même et nous repartons ensemble. Nous retrouvons la route longeant le lac qui nous amène au premier passage de relais. 17 km en 1h26. Ravitaillement et nous continuons.

Encore un peu de plat et cela commence à monter de manière régulière et pas trop pentue. Nous prenons un rythme de croisière qui nous permet d'être à l'aise mais quand même de doubler quelques concurrents. Un peu de sentier beaucoup plus pentu pour rejoindre l'entrée du tunnel du chat. Je n'hésite pas une seconde à marcher. A l'entrée du tunnel, encore un sentier pour rejoindre la route. Mon rythme élevé de marche me permet de distancer mon compagnon mais le regroupement a lieu quand nous rejoignons la route. Un peu plus loin, une flèche mal placée dans un virage nous fait prendre un chemin mais nous rendons vite compte de notre erreur. Nous reprenons la route et redoublons des coureurs.

Mon compagnon est un militaire de 25 ans, basé à Aix en Provence, et qui vient d'Angers par le train pour la course. C'est un triathlète, qui comme moi n'a jamais dépassé les 42 kms d'une traite. Nous continuons la montée qui offre de splendides points de vue sur le lac et la rive opposée. Il fait beau à présent mais mes nombreux vêtements ne m'auront pas trop handicapés par la suite. Un ravitaillement au milieu de la montée permet de souffler. Nous atteignons quelques maisons et la fin du col. Première difficulté passée. Une descente, engagé prudemment pour ne pas se flinguer les jambes. Par la suite, quelques montées viendront émailler la descente vers la rive du lac. Dans une des ces remontées, je lâche au train mon compagnon. Je le reverrais une dernière fois en quittant le prochain ravitaillement alors qu'il arrive.

Je mange quelques raisins secs en plus de l'eau. J'ai déjà manger une barre de céréale au bout d'une heure de course et je vais en manger une autre vers les 3 heures de courses, sans problèmes digestifs gênants. Je continue la partie descendante. J'ai du mal lors d'une transition montée descente. De la route, toujours de la route, j'aurai préféré quelques passages sur du souple pour soulager les genoux. Enfin la fin de la descente et les bords du lac. Je remplis mon camel back à un ravitaillement. Je trouve que je n'ai pas assez bu. Quelques raisins secs et un peu plus loin la barre de céréale. Sur cette partie plate, je ne suis pas très bien mais je reviens quand même sur quelques concurrents.

La fin du lac, alors nous tournons à droite sur un bout de route où je suis passé quelques fois en vélo. Je double les concurrents et surprise, nous quittons la route pour un sentier qui monte bien. Chouette, je vais pouvoir détendre mes muscles en marchant. Quelques montées et descentes sur route et je finis ce second tronçon de 25 kms. Donc chrono au 42ème km, soit à peu près un marathon : 3h34.

Ravitaillement : eau, raisins secs. Depuis quelques ravitaillements, je m'accroupis complètement pour détendre les muscles. Je repars derrière un relayeur que je vais suivre longtemps. Nous rejoignons la route quittée précédemment pour rejoindre Chindrieux où la seconde difficulté commence : la Chambotte. Toujours une montée régulière sur route. Le fait qu'il y ait très peu de virages ne facilitent pas les choses. Je prends mon rythme et suis à distance. Comme j'arrive à courir tout le long, je double pas mal de coureurs qui marchent. Cette fois, je me lâche au niveau cardio. Je suis bien. J'ai les deux mollets qui sont à la limite des crampes depuis de nombreux kilomètres. Cette sensation diminue dans la montée, tant mieux. Sur la fin de la montée, je suis vraiment bien, alors je reviens sur le coureur et le distance. Je passe un coureur mal voyant et son accompagnateur qui informe son compagnon qu'ils sont doublés par un individuel à la foulée légère. Cela fait toujours plaisir à entendre et démontre bien mon état du moment.

Dans le premier virage en épingle se trouve un ravitaillement. Je bois et mange. Je repars difficilement sur un sentier vallonné et un peu technique. Vu la distance déjà parcourue et la non-connaissance de l'accroche de mes chaussures sur les cailloux ; j'y vais tranquille. Je suis dépassé par un coureur, mais ce n'est pas un individuel alors c'est pas grave. Une dernière montée boueuse et j'attaque la descente.

Je vais vraiment doucement, alors je suis dépassé par une coureuse et quelques coureurs. Je n'aime pas trop ce type de descente avec pas mal de cailloux. Passage au km 50 en 4h20, à comparer avec mon temps de dans deux semaines. Un coureur me rattrape, je me sens un peu plus confiant alors, j'essaie de suivre. Un ravitaillement : je marche avant d'atteindre la table, prends des raisins secs et un gobelet d'eau et repars de suite en marchant. Un accroupissement et encore de la marche avant de relancer la machine. Toujours du chemin alors je suis distancé.

Enfin du bitume, pas top pour les genoux, mais surface où je peux mieux exprimer mon relatif état de fraîcheur. Je reviens sur deux coureurs et les déposes de suite. Terrain toujours vallonné. Un spectateur m'annonce sans certitude que je suis 7ème individuel, confirmé plus loin par un autre spectateur. Je reviens plus loin sur la féminine dans une bosse mais elle me rattrape au prochain ravitaillement. Comme il n'y a que de la boisson jaune dans les gobelets, je prends une bouteille d'eau de 50 cl dont j'avale les 3/5. Une montée sur route suit le ravitaillement. J'aurai pu courir mais je préfère continuer à marcher sur ma lancée pour m'économiser. La féminine courre mais nous allons à la même vitesse. Plus haut, je la distancerais, tout en marchant. Plus qu'un faux plat, alors je relance à un bon rythme pour les 5 derniers kms. Je traverse une forêt qui surplombe la ville d'Aix les Bains. De la descente moyennement appréciée et enfin la traversée plate de la ville pour rejoindre le lac. Je courre à 12-13 km/h quand un coureur me rattrape. Je le suis (14-15 km/h). Nous suivons une rivière sur de petits sentiers pour rejoindre l'arrivée.

Un coureur, qui remonte en sens inverse nous annonce l'arrivée à 1,5 km. Nous empruntons un chemin. Je passe devant et lâche le coureur (15-16 km/h). Je suis étonnement bien. Je continue sur de rythme de fou (cardio vers 170). Enfin le lac mais une longue ligne droite avec vent de face. Comme j'ai commencé à aller vite sans raison car le prochain individuel doit être loin, je continue en regrettant d'avoir accélérer si tôt. J'ai le droit à quelques encouragements. Passage devant des femmes en costume traditionnel savoyard qui sonnet des cloches de vaches, une dernière "difficulté" avec un petit pont et c'est l'arrivée. 62 km en 5h19'01. 7 derniers kilomètres en 33 minutes avec un ravitaillement et la montée en marchant. 1h45 pour les 20 derniers kms.

Je récupère une bouteille d'eau (mon camel-back est presque vide) et je marche. Je reviens chercher les lots offerts à chaque participant : tee-shirt, bouteille de sirop et une casquette saharienne pour les individuels.

L'arrivé n'étant pas au même endroit que le départ, je rejoins celui-ci, distant d'un bon kilomètre, en marchant. Arrivé à la voiture qui dépare, entourée qu'elle est de voitures anciennes, je me change et je n'ai heureusement pas le droit à des crampes, choses qui m'arrivent souvent à cause des mouvements nécessaires pour se changer.

Je prends ma voiture pour rejoindre l'aire d'arrivée et je prends quelques coureurs en photo. Je récupère l'assiette avec mon bon : polenta tiède avec une saucisse froide. Je mange sans appétit et ne finis pas mon assiette. Je retrouve le coureur du premier tiers de course. Il a eu du mal dans la dernière difficulté à cause d'un manque d'hydratation, pas d'eau sur lui. Il finit en 5h47.

Attente de la remise des prix, consultation des résultats, pas évidents s'y retrouver car les relais et les individuels sont mélangés et la colonne du temps et de la place sont à la fin. Remise des prix aux premiers et premières individuels et équipes mais pas par catégorie en individuel. Départ à 16h30 pour Gaillard. Deux tours du pâté de maison en vélo en arrivant et rédaction pendant 2h de ce CR.

Je suis moins cassé qu'après mon marathon mais une course de ce genre fait quand même beaucoup de dégâts.

Conclusion : je voulais me tester sur une longue distance en prévision d'un 100km au mois de mars prochain. L'expérience est concluante malgré ma très courte préparation spécifique (2 semaines).
Coté alimentation, pas de problèmes. J'ai mangé plus de lipides que d'habitude dans la dernière semaine et beaucoup de glucides en fin de semaine. Avec quelques aliments solides en course, j'ai évité ma fringale du trail de Faverges.
Maintenant, j'ai deux semaines pour récupérer avant le Sparnatrail du Papy.

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