Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève
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Je me suis inscrit sur le parcours A, le plus long (18km avec 800m de dénivelé positive) et le plus pointu en orientation. J'avais un peu peur d'avoir fait le mauvais choix avec un parcours trop difficile. Sur le chemin de la station d'Aillon le Jeune dans les bauges, j'ai croisé une nappe de brouillard. Heureusement pour moi, un peu plus haut en altitude, il faisait un grand ciel bleu d'où une température très fraîche.
Une fois arrivé dans la station, j'ai suivi les indications des signaleurs. Il valait mieux que cela soit bien organisé pour accueillir les voitures de 1500 personnes dans cette petite station de sport d'hiver. J'ai récupéré mon dossard, loué une boussole et acheté un sifflet (obligatoire pour participer). J'ai couru un peu pour m'échauffer; il y en avait bien besoin. Je me suis étiré dans l'aire de départ. Au moment du départ, j'étais au milieu du peloton. Le parcours était balisé de l'aire de départ à l'endroit des remises des cartes. Dans cette portion montante, j'ai doublé beaucoup de monde et je suis arrivé dans les 30 premiers environ à la remise des cartes.
Voir la carte des premiers et derniers postes.
Le premier poste était tout en montée. Après avoir orienter ma carte, grâce à la boussole, j'ai pris quelque point de repères. Les autres concurrents m'ont également bien aidé à prendre la bonne direction. J'ai fait mes premiers passages de clôture de prairies. Une fois arrivé sur la zone, j'ai facilement trouvé la balise. D'ailleurs, toutes les balises étaient faciles à trouver une fois dans la zone. J'ai regardé le concurrent me précédant pour savoir comment poinçonner mon carton. Il faut placer son carton entre deux tiges et appuyer sur celle du dessus pour perforer le carton avec un sigle différent pour chaque balise.
Grâce au téléski, je me suis bien repéré pour aller à la balise suivante. Il y avait encore du monde ce qui aide. Après cette balise, j'ai eu de la chance d'arriver au croisement de deux sentier en même temps que d'autres orienteurs, car n'ayant pas assez regarder la carte, j'aurai pris un chemin qui m'aurait rallonger alors qu'un chemin permettait d'arriver tout de suite sur la balise. Sur ce chemin, j'ai pris un peu d'avance que j'ai reperdu au poinçonnage du carton. Je ne cherchais pas à aller vite.
Un chemin bien tracé permettait de descendre vers la vallée mais j'ai suivi les autres et j'ai coupé à travers la forêt qui n'était pas très dense. Ensuite, j'ai suivi le chemin car j'ai été distancé. A un moment, un chemin partait sur la gauche. Il n'était pas marqué sur la carte mais il me permettait de couper. J'ai pris ce chemin et j'ai débouché dans un champ, non loin de l'entrée du sentier jusqu'au prochain poste.
Voir la carte des prochains postes.
Arrivé à l'entrée du sentier, j'ai été rejoint pour ceux qui m'avaient distancé auparavant donc mon option a été bonne. Sur ce sentier en forte montée, je les ai distancés et j'ai doublé deux autres concurrents tout en marchant. Mon cardio dépassait quand même les 170 donc j'avançais bien. A l'approche de la balise, j'ai rejoint deux concurrents ce qui m'a évité une grosse erreur. Je n'ai pas pris le temps de bien regardé les courbes de niveau et je pensais qu'on allait redescendre alors que la balise était au sommet de la montagne. Du chemin, j'ai vu la balise, plus haut dans la pente.
La balise suivante a été facile au trouver. Elle était au sommet de la montagne.
Ensuite, on redescendait sur l'autre versant, à un moment, je n'ai plus trouvé le chemin mais je l'ai retrouvé peu après. Dans cette descente que j'ai effectuée prudemment, j'ai glissé deux fois mais je ne me suis pas tordu la cheville. Des randonneurs qui montaient dans l'autre sens, m'ont dit que j'étais entre 15 et 20ème. Pour moi, le classement importait peu, l'essentiel était de finir et de prendre un maximum de plaisir. Au bas de la descente, on était 4 coureurs. Je les ai laissés parti, le temps de bien reprendre mes repaires sur la carte jusqu'au prochain poste. Dans la traversé d'une prairie, deux coureurs devant moi, ont croisé un taureau qui a fait un détour pour les éviter. J'ai traversé également cette prairie en espérant ne pas le voir revenir.
Pour aller à la suivante, j'ai du traverser une portion de foret assez dense. Avec ma grande taille (1m87), j'ai du vraiment me baisser pour passer sous les premières branches des sapins. Grâce aux courbes de niveau, j'ai évité de trop monté sur ce terrain mouvementé. J'étais un peu fatigué à mi parcours en un peu moins de deux heures. Le prochain poste s'est beaucoup moins bien passé, autant, je n'ai pas eu de difficultés pour les balises précédantes, autant, j'ai tourné longtemps pour trouver cette 8ème balise. La zone a du être changé depuis la tempête et il est impossible d'avoir des cartes parfaitement à jour. Je n'ai pas suivi les autres concurrents. J'ai pris un chemin qui ne paraissait pas aller dans la bonne direction à la boussole. Je comptais ensuite tourné sur la gauche pour rejoindre la balise. Je suis allé trop loin donc j'ai du descendre en pleine nature. J'ai finalement rejoint le chemin et croisé un concurrent qui m'a dit que la balise se trouvait plus haut. Je l'ai finalement trouvée.
D'après la carte, un chemin devait conduire vers la balise suivante mais ce chemin a disparu, il a donc fallu suivre la direction théorique du chemin jusqu'aux parties dégagées. La balise se trouvait près d'une petite rivière que j'ai traversée deux fois. Comme il n'y avait pas d'eau, je n'ai pas eu plus les pieds mouillés qu'en courant sur l'herbe humidifiée par la rosée.
Dans le village, deux signaleurs nous indiquaient la bonne direction donc il était impossible de louper le bon chemin. Le poste suivant était sur un chemin botanique en montée. Au niveau de la balise, un chemin, indiqué sur la carte, partait dans la bonne direction, mais d'après la carte, il s'arrêtait. Comme une falaise était indiquée au bord de la route, j'ai préféré faire demi-tour pour rejoindre la route. Sur cette route, j'ai vu un chemin qui partait sur la gauche donc il n'était peut-être pas obligatoire de faire demi-tour mais c'était plus sur.
Il ne fallait pas manquer le chemin qui menait au poste suivant. Heureusement, une croix, marquée sur la carte, aidait à prendre la bonne décision. Etant bien fatigué, j'ai trouvé cette courte montée assez dure. Le final sur route était dans la station avec deux balises très faciles à trouver.
J'ai finit en 3h20, ravi de ne mettre pas perdu et d'avoir trouver toutes les balises. Je me suis ravitaillé avec le casse-croûte donné à chaque arrivant, je suis remonté à ma voiture où je me suis changé. Aucune ampoule au pied mais des éraflures aux mains et des piqûres d'orties sur les jambes malgré mon collant long de coureur. Je me suis étiré et je suis rentré. Je n'ai pas attendu les résultats, donnés plus tard dans l'après-midi. D'après les résultats officieux que j'ai vus une fois arrivé, le vainqueur mets 2h et les 20 premiers sont en moins de 3 heures.
Je n'ai pas fait un peu de vélo en rentrant et j'ai eu des courbatures dans le bas des cuisses pendant quelques jours.
Conclusion : j'ai beaucoup aimé, cela changes des courses habituelles. Les parcours sont très variés et on court vraiment en pleine nature. Il se pourrait, qu'une année, je me mette à la vraie course d'orientation avec un parcours plus technique et une carte plus précise. En tout cas, il y a de fortes chances pour que je sois présent lors de l'édition suivante de cette randorientation qui change d'endroit chaque année.
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