La course à pied en Haute-Savoie

Le site de la course à pied en Haute-Savoie, Savoie, Ain et canton de Genève

Balcon de Belledonne

Site web de la course : www.course-belledonne.com

Ma course 2003

Mes pulsations prises avec mon Polar S710i

Après mon abandon aux 100 bornes de St-Nazaire, j'ai récupéré assez vite. Quelques sorties longues avec du dénivelé et deux sorties vélo me permettent de retrouver la forme à une semaine de Belledonne.

La course part d'Allevard, traverse le massif de Belledonne et arrive à Uriage, soit un parcours de 65 km avec 1400 m de dénivelé positif. L'organisateur n'ayant pas prévu de navette le dimanche soir pour revenir à Allevard, je me présente samedi après-midi à Uriage pour prendre un car nous menant à Allevard. Installation dans le gymnase et pot d'accueil. Je prends connaissance du nouveau parcours de l'ultra marathon du Salève, les organisateurs et coureurs étant présents. Pasta party en musique puis une
nuit où je dors très peu.

Dimanche matin, je mange tranquillement 2 cookies Punch Power et me prépare. La journée s'annonce très belle mais le thermomètre restera proche du zéro degré en début de course (départ à 7h). Je m'habille comme à St-Nazaire : collant long, deux maillots techniques, un manche courte et un longue, veste légère de vélo, gants et bonnet. Premier essai de mon nouveau cardio qui me permettra de connaître l'altitude en plus de la fréquence cardiaque.
Etirements et je me présente sur la ligne de départ. Cela ne se bouscule pas pour être devant et je ne vois même pas Vincent Delebarre de Chamonix, il me doublera peu après.

Coup de feu et c'est parti. Les premiers loupent le premier virage pour faire un tour du village. Je pars très tranquille pour m'échauffer. Les 4 premiers kilomètres sont plats avant d'attaquer le premier col. Je connais un peu la région, ayant fait une course cycliste à St-Pierre d'Allevard, le prochain village traversé, et une autre course sur une bonne partie du parcours mais dans le sens inverse. A la sortie d'Allevard, nous longeons le lac du barrage EDF et une première superbe image avec le bout de la dent de Crolle ? ? se reflétant dans l'eau. Tout le parcours sera émaillé de points de vue sur le massif de Belledonne enneigé, la vallée du Grésivaudan, le massif de la Chartreuse et du Vercors, ainsi que la ville de Grenoble.

Je zappe le premier ravito dans St-Pierre d'Allevard, ayant mon camel back, des barres et gels. 23'16 pour ces premiers 3.8 km. Début de la montée du col du Barioz. Je prends un bon rythme et remonte nombre de coureurs tout en restant assez facile. Un ravito au km 7.8, je marche un peu et repars. Je m' enflamme un peu sur un replat où les jambes accélèrent toutes seules. La
montée de 8.5 km n'est pas trop pentue. Passage au km 10 en 57'05, j'ai bien vu le panneau du km 5 mais n'étant pas sur que ce soit un panneau de la course, je n'ai pas pris mon temps de passage. Au ravito du sommet de col (1041m), je prends un gel, marche et bois de l'eau.

C'est parti pour 430m de dénivelé négatif. Je prends une bonne allure, répété à l'entraînement, des petits pas tout en gardant une bonne vitesse. Je reprends des coureurs s'étant arrêté moins de temps au ravito. Km 15, 1h18'15. Je suis bien au début de la descente mais vers la fin, j'ai bien envie que cela s'arrête. J'atteins le village de Theys et son ravito (km 17.3, 615m) en 1h25'56. Un peu d'eau, mouvements de décontraction et je repars avec un coureur pour la montée du col des Ayes. Un panneau indiquant
Uriage à 45 km me donne un coup au moral. Je prends les commandes et lâche le coureur, je reviens sur deux autres coureurs dans ce col plus pentu et sans replat pour récupérer. Cardio entre 165 et 170. Km 20 en 1h42'42. Col des Ayes, km 21.3, 944m, 1h49'24. Je m'assois au ravito pour refaire un lacet s'étant défait à cause de la descente précédente. De l'eau et je repars pour une descente, à nouveau je double des coureurs qui ont profité du ravito pour me passer.

Un coup de cul suivi d'une très courte descente et cela remonte quelques kilomètres. Je profite de ces montées pour admirer la majesté des montagnes qui me domine. Etant juste au pied, on se sent très petit devant de si hautes montagnes. D'après ma courbe de fréquence cardiaque, il y avait un ravito dans cette montée où j'ai du marcher et boire mais je n'en ai plus aucun souvenir. Km 25 en 2h09'46. Cela redescend, pulsations entre 140 et 145. Puis la monté du col des Mouilles, cardio en 160 et 165. Pas de problèmes de cuisse cette fois, les mollets commencent à tirer, plus en descente qu'en montée. Arrêt pipi peu avant le sommet.

Arrivée au col des Mouilles, km 27.8, 1016m, 2h26'17. C'est ici que les couples passent le relais à leur partenaire. Je récupère un sac où j'ai laissé de quoi remplir mon camel back de ma boisson préférée. Il n'est pas loin d'être vide, c'est bien vu que j'ai en plus bu de l'eau aux ravitos. Ce long arrêt permet à mon coeur de redescendre à 115 pulsations. Je mange une barre et laisse ma veste de vélo, mon bonnet et mes gants au ravito et repars pour une longue descente. Je vais moins vite à cause de mes mollets mais reprends quand même des coureurs. La route est assez étroite et beaucoup de voitures montent au point de relais, pas très agréable comparé au reste du parcours où les voitures sont rares. Km 30 en 2h36'40.

Commence une partie beaucoup plus plate. Mes mollets me posent problèmes alors je ne suis facile du tout pour conserver un rythme correct. C'est dans ces moments que je comprends vraiment les souffrances de l'ultra, on n'est pas bien, il reste de nombreux kilomètres mais on continue. Km 35 en 2h58'50. Un ravito est la bienvenue car j'en avais marre. Je m'étire les mollets,
marche et repars.

Km 40 en 3h17'53. Leurs indications kilométriques doivent être fausses car je suis sur que je n'ai pas mis 19'03 pour faire ces 5 kilomètres. Allez courage, bientôt le marathon et il ne restera plus qu'un semi. Ravito, étirements mollet, eau. Km 42.195 en 3h32'53. Les pulsations sur le plat restent basses. Les mollets préfèrent nettement les montées. Un ravito, étirements mollets, eau, gel. Un coureur est revenu sur moi mais je repars avant lui. Km 45 en 3h48'23. Une montée, pulsations qui remontent entre
160-165. Je distance le coureur. Je marche un peu à un ravito proposé par des enfants.

Une alerte au niveau du tendon d'Achille et une autre au genou me font marcher mais cela passe vite. Descente sur un ravito, je ne vais guère plus vite que dans la montée. Eau, étirements. Je repars avec le coureur. Un spectateur nous annonce 6 et 7ème. Cette place me remonte le moral et je me dis que j'arriverais bien à conserver une place dans les 10.

J'arrive à accélérer un peu pour me placer derrière le coureur. On discute un peu. Km 50 en 4h19'24. Une montée aux pourcentages variables commence. Je perds par moment quelques mètres et parvient à recoller. Pulsations vers 150. Courte descente avant la fin de la montée. Un passage plus pentu, il marche alors je fais de même bien que pouvant continuer à courir. Je relance le premier. Plus loin, il marche à nouveau mais cette fois, je continue vu que la pente n'est pas trop forte. Il me rejoindra au prochain ravito.

Km 55, 4h45'34, allez plus que 10 bornes. Je reprends la roue jusqu'au prochain ravito qui marque le début de la descente finale. Je repars avec un peu de retard sur le coureur mais je m'arrête ayant oublié de m'étirer. Je le reverrais au loin quelques virages plus bas. J'effectue cette dernière descente doucement, sans couper les virages à cause des voitures plus nombreuses.

Km 60 en 5h07'08, leur indication sont vraiment aléatoires. Passage sur la ligne de départ du trail Belledonne 2000 à St-Martin d'Uriage. Nous quittons la route classique au fort trafic pour prendre des petites rues et chemin. Je vois Uriage en contrebas. Allez, encore quelques mètres à descendre et ce sera fini. Je jette un coup d'oil de temps en temps derrière moi pour vérifier que je ne suis pas rejoint par un individuel. J'ai été doublé par un coureur d'un couple et part des coureurs locaux qui courent pour leur village, mais sans conséquence pour mon classement.

Enfin, l'aire et la ligne d'arrivée. C'est bizarre, je ne vois pas comment rejoindre directement l'arche d'arrivée à cause de barrières. Il faut faire un tour du parc sur de l'herbe et du chemin. J'entends qu'une féminine est derrière moi, j'accélère un peu et fini devant sans l'avoir vue. J'arrête mon chrono sur 5h25'46.

Je vais au ravito, bois un coca et retrouve le coureur qui m'a bien aidé sur la fin. Je vais aux thermes pour me doucher et profiter de la piscine. J'ai la flemme d'attendre pour le massage alors je sors et vais me changer. Un coup d'oil sur les résultats, 9ème et 3ème senior, satisfaisant. Je retourne au ralenti à ma voiture garée à l'autre bout du parking. Je peux marcher sans douleur à condition d'aller tout doucement. Je laisse mes affaires et prends le minimum pour le reste de l'après-midi. Je profite du beau temps, de la douceur et de la pelouse pour m'allonger et prendre des coups de soleil. Remise des prix vers 18h. Pas de podiums complets par catégorie mais j'aurais droit à un lot en tant que benjamin de l'épreuve individuelle.

Conclusion : le long sur bitume, cela me casse bien. Mon erreur de vitesse dans les premières descentes n'a pas arrangé les choses. Je vais voir si je finis autant cassé un trail pour décider si je refais du long sur bitume l' année prochaine ou si j'attends de m'être endurci.

Juste une gêne sur la fin à un doigt de pied mais bizarrement pas à cause d'une ampoule. Pas de problèmes gastriques du à ma boisson, gel et barre. Je n'ai pas eu de fringale ni coup de pompe, cela aurait-il été la même chose avec le ravito proposé par les organisateurs, je ne saurais le dire.

Très bonne ambiance et organisation dans un décor de toute beauté.

A noter des coureurs d'un club spiridon qui parlent bien fort alors que d'autres coureurs essaient de dormir, jouent avec les lumières du gymnase et ne réteignent pas une lumière gênante allumée inutilement, et le pire font du bruit avec des pétards dans le gymnase à 5h du matin. Bravo pour le respect des autres.

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